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Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, dans une interview avec le journaliste américain Bret Baier, a formulé une position qui définit aujourd’hui l’agenda ukrainien : les Ukrainiens veulent la paix. Mais pas n’importe laquelle. Selon lui, une paix sans justice ne mettra pas fin à la guerre et ne guérira pas les blessures morales et politiques que le conflit laisse derrière lui.

Cette déclaration a été faite dans le contexte d’une guerre prolongée, où la diplomatie est de plus en plus confrontée non pas à la recherche de solutions, mais à des tentatives de « marquer une pause ». C’est précisément ici, selon Kiev, que se situe la ligne de fracture entre la fin des hostilités et une véritable paix.

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La discussion à ce sujet conduit inévitablement au rôle des États-Unis et à la figure de Donald Trump. L’ancien président a déclaré à plusieurs reprises sa capacité à « mettre fin aux guerres » et a affirmé qu’avec sa participation, huit conflits avaient été arrêtés. Cependant, les critiques notent : dans sa rhétorique, l’accent est mis sur le cessez-le-feu en tant que tel, sans réponse claire à la question — que se passera-t-il ensuite et à quelles conditions.

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L’approche de Trump envers le conflit ukrainien semble contradictoire. D’une part, il parle de la nécessité d’arrêter immédiatement l’effusion de sang. D’autre part, il aborde à peine le sujet de la responsabilité, des garanties de sécurité et des conséquences pour l’avenir de l’Europe. Ce déséquilibre, selon Kiev, rend toute « paix rapide » potentiellement instable.

Les tentatives de médiation entre Moscou et Kiev se heurtent également au facteur du Kremlin. L’intransigeance du leader russe a déjà fait échouer plusieurs fois les efforts diplomatiques. Dans ce contexte, les analystes se souviennent de la fin de la présidence de Bill Clinton, lorsqu’il a tenté d’obtenir un accord historique entre Israël et l’OLP. À l’époque, les négociations se sont soldées par un échec, et les espoirs d’une paix durable ont été reportés de plusieurs années.

Les parallèles historiques sont ici inévitables. Le stratège militaire et historien Edward Luttwak a écrit dans ses travaux que les guerres se terminent parfois non par des accords, mais par l’épuisement des parties — ressources, volonté, capacité à continuer. Les Balkans des années 1990 sont devenus un exemple de la manière dont ce facteur a forcé les participants au conflit à s’asseoir à la table des négociations.

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Au Moyen-Orient, Trump, au contraire, a souvent choisi une stratégie de non-intervention, permettant aux conflits de « mûrir » jusqu’à un point où les parties cherchaient elles-mêmes une issue. Cette approche a suscité des débats, mais dans certains cas, elle a effectivement conduit à une stabilisation relative. La question est de savoir si une telle logique est applicable à l’Ukraine.

Dans le cas ukrainien, miser sur l’épuisement comporte d’énormes risques. Les trêves temporaires ne résolvent pas les problèmes clés, mais ne font que reporter le prochain cycle de violence. Kiev insiste : sans conditions claires, garanties et reconnaissance de la réalité de l’agression, toute manœuvre diplomatique restera incomplète.

En fin de compte, la discussion sur la paix ne se limite pas à la géopolitique, mais touche aussi à l’honnêteté. L’honnêteté envers les sociétés, envers les alliés et envers l’histoire. Zelensky parle précisément de cela — d’une paix qui ne sera pas une pause avant une nouvelle guerre.

Sur la manière dont ces dilemmes sont perçus en Israël, aux États-Unis et en Ukraine, et pourquoi la question de la justice résonne aujourd’hui plus fort que toutes les promesses de « fin rapide du conflit », NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency en parle régulièrement.

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