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Le président des États-Unis, Donald Trump, selon des sources, a invité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à rejoindre un projet appelé « Conseil de la paix ». À Washington, il est décrit comme une structure qui devra superviser la gestion post-conflit de la bande de Gaza et lancer la reconstruction.

Le sens de l’idée est simple et en même temps toxique : créer un « circuit de surveillance » politique qui décidera qui gouverne Gaza « le lendemain », qui contrôle la sécurité, et qui a le droit d’influencer les fonds de reconstruction. Dès le départ, le projet suscite des controverses — principalement en raison de la liste des participants et du mandat flou.

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Le principal conflit — la Turquie et le Qatar sur la liste

Au sein du système politique israélien, le principal irritant est que, selon les sources, la Turquie et le Qatar figurent parmi les invités. Pour Jérusalem, cela représente un risque : les deux pays sont perçus comme des acteurs ayant leurs propres intérêts dans la question palestinienne, et non comme des « administrateurs » neutres.

Il est également discuté qu’un organe exécutif pour Gaza pourrait apparaître à côté du « Conseil de la paix » — plus pratique, « opérationnel ». Et c’est autour de lui que, selon les délégations, il y a le plus de tensions : qui sera à la table, qui prendra réellement les décisions sur le terrain, et quelle est la place des Palestiniens dans ce schéma.

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Netanyahu était-il informé à l’avance ou pris par surprise

Les sources donnent une image contradictoire : un camp affirme que Netanyahu était informé à l’avance des invitations à la Turquie et au Qatar, l’autre — que cela a été une désagréable surprise pour lui. Cette divergence est importante en soi : si le chef du gouvernement apprend de tels détails « en cours de route », cela ressemble à une tentative d’imposer un format à Israël de l’extérieur.

En politique, de tels détails restent rarement « techniques ». Ils se transforment en questions de confiance et de contrôle, surtout lorsqu’il s’agit de sécurité aux frontières.

L’Europe, probablement, ne rejoindra pas ce format

En Europe, l’idée du « Conseil de la paix » rencontre une forte résistance. Les diplomates disent que de nombreux pays de l’UE ne sont pas prêts à participer, car le projet est perçu comme une construction parallèle qui pourrait dépasser Gaza et devenir un instrument de la politique personnelle de la Maison Blanche.

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Dans un contexte de menaces tarifaires et de nervosité autour d’autres sujets de politique étrangère, Bruxelles n’a pas envie de s’engager dans une plateforme où les règles sont écrites à l’avance pour un seul président, et où le mandat peut s’étendre sans limites claires.

La France étudie le mandat, l’Ukraine figure également parmi les invitations

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Certaines capitales européennes, dont Paris, préfèrent la formule « nous étudions attentivement le texte ». Ce qui inquiète, c’est précisément l’étendue des pouvoirs : si le document ne parle pas seulement de Gaza, mais de mécanismes internationaux plus larges, ce n’est plus une initiative locale, mais une demande pour une nouvelle architecture d’influence.

Selon les sources, une invitation pourrait également avoir été envoyée à l’Ukraine. Cela ajoute à l’impression que le projet du « Conseil de la paix » tente de se transformer en une plateforme universelle pour les grands conflits — avec une logique et une composition imprévisibles.

Poutine sur la liste — une toxicité à part

Une ligne particulière — l’invitation envoyée à Vladimir Poutine. Dans les milieux diplomatiques, on doute qu’il accepte de jouer le rôle de participant sous la présidence de Trump. Mais même le simple fait d’une telle invitation renforce la conflictualité de l’initiative, compte tenu du contexte international et du mandat de la Cour pénale internationale émis en 2023.

Pour l’Europe, c’est un chiffon rouge. Pour Israël — un facteur qui complique toute tentative de faire du « Conseil de la paix » un mécanisme de travail.

Ce que cela signifie pour Israël et la région

Pour Israël, le « Conseil de la paix » n’est pas une diplomatie abstraite, mais une tentative de gestion extérieure d’une question dont dépend la sécurité du pays : qui contrôle Gaza, qui détermine les règles, qui obtient des leviers d’influence près des frontières israéliennes.

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Ensuite, tout se résumera à deux questions. Premièrement : Trump est-il prêt à réviser la composition et le mandat pour que l’UE ne refuse pas et qu’Israël ne considère pas le schéma comme une menace. Deuxièmement : Jérusalem pourra-t-il défendre ses intérêts sans transformer le différend en crise publique avec Washington.

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C’est précisément à ce carrefour — le « Conseil de la paix » deviendra-t-il un instrument de stabilisation ou une nouvelle source de conflits — que NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency suit de près.

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