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L’espace n’est plus une zone neutre ni un territoire de romantisme scientifique. Il se transforme progressivement en un espace de confrontation militaire, où les décisions sont prises dès aujourd’hui, et dont les conséquences seront ressenties par des milliards de personnes sur Terre. Il ne s’agit pas de science-fiction, mais de géopolitique pratique du XXIe siècle.

Confrontation au-delà de l’atmosphère

La préparation aux conflits dans l’espace a depuis longtemps dépassé le cadre théorique. Les États-Unis, la Chine et la Russie augmentent leurs constellations de satellites, testent des manœuvres en orbite et développent des moyens de neutraliser les appareils étrangers. La Chine expérimente activement avec des satellites « d’inspection », tandis que la Russie explore des concepts de déploiement d’éléments nucléaires dans l’espace.

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À Washington, cela est perçu comme une menace directe. Le Pentagone revient en fait à la logique des « Guerres des étoiles », mais dans un format numérique et orbital, où les données, les capteurs et la vitesse de réaction jouent un rôle clé.

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La frontière entre l’activité spatiale ordinaire et le comportement militaire dangereux s’efface rapidement. Les experts du secteur le reconnaissent également, qualifiant ce qui se passe de défi global pour la sécurité.

La leçon du Venezuela

L’importance pratique de l’espace est devenue évidente lors de l’opération contre le régime vénézuélien. Le Commandement spatial des États-Unis a assuré la navigation, la communication et la coordination, sans lesquelles la phase terrestre aurait été impossible. Le contrôle de l’infrastructure orbitale est devenu un facteur de succès aussi important que l’aviation ou les cyberopérations.

Les analystes de CSIS soulignent : dans la guerre moderne, le premier pas n’est pas une attaque frontale, mais la privation de l’ennemi de communication par satellite, de renseignement et de synchronisation.

Le pari de l’administration Trump

L’administration de Donald Trump a fait de la militarisation de l’espace une partie de la stratégie nationale. Les Forces spatiales des États-Unis ont été créées, le déploiement d’armes en orbite est discuté, et le projet de système antimissile « Dôme d’or » est évalué à 175 milliards de dollars.

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Les plans incluent des installations énergétiques nucléaires sur la Lune, le transfert du siège de SPACECOM en Alabama et l’implication active du secteur privé. La figure de Elon Musk et de ses entreprises n’est pas fortuite ici : c’est précisément le business qui devient le principal contractant de la nouvelle doctrine spatiale.

Une menace sous-estimée

L’espace, ce n’est pas seulement des missiles et des satellites militaires. L’infrastructure orbitale est essentielle pour les prévisions météorologiques, la navigation GPS, les opérations bancaires, la logistique et les services d’urgence. La perte même d’une partie de ces systèmes se répercuterait instantanément sur la vie quotidienne.

Le Comité international de la Croix-Rouge avertit : une panne massive des réseaux satellitaires pourrait entraîner des catastrophes humanitaires, touchant principalement la population civile.

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Les défenseurs des droits de l’homme le formulent durement : le monde ne réalise pas à quel point la vie deviendra vulnérable sans l’espace. Et c’est précisément pour cette raison que la lutte pour l’orbite cesse dès aujourd’hui d’être l’affaire des militaires et des ingénieurs — elle concerne directement chacun d’entre nous.

L’espace devient une nouvelle ligne de front, où il n’y a pas de tranchées, mais où les conséquences sont comparables aux crises les plus graves sur Terre. НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency

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