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La décision d’ouvrir le point de passage de Rafah avait en fait été prise à l’avance — avant même le vote formel du cabinet politico-militaire. Dimanche, les ministres ne feront que formaliser ce qui a déjà été convenu en coulisses et annoncé par des acteurs extérieurs.

Selon Times of Israel, l’initiative ne venait pas d’Israël. Les États-Unis et les participants au plan régional en 20 points ont insisté pour l’ouverture du point de passage, mettant Jérusalem devant le fait accompli. Les sources du journal — un fonctionnaire américain et un diplomate arabe — affirment que le Premier ministre Benjamin Netanyahou avait promis à Donald Trump d’ouvrir Rafah lors de sa visite à Miami en décembre.

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La promesse n’a pas été tenue. À Washington, on a conclu que cette étape ne serait pas franchie volontairement. Les garants du cessez-le-feu à Gaza — les États-Unis, l’Égypte, le Qatar et la Turquie — ont alors répété le scénario d’octobre : l’annonce de l’ouverture du point de passage a été faite sur une scène internationale, sans l’accord public d’Israël. Le choix s’est porté sur le forum de Davos.

L’annonce a été faite par le chef du « cabinet des technocrates » palestinien, Ali Shaatu. Selon le diplomate arabe, cela a été fait délibérément pour lui assurer un « gain politique rapide » au départ. Israël n’a pas été consulté, mais a été informé à l’avance que l’annonce aurait lieu.

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Le correspondant Kan Suleiman Maswadeh, citant des sources gouvernementales, a rapporté que l’annonce a été une surprise et a accru les tensions dans les relations avec les États-Unis. L’arrivée en Israël des envoyés de Trump — Steve Witkoff et Jared Kushner — a été expliquée par le bureau du Premier ministre comme une « demande de Netanyahou », et non comme une pression extérieure. Néanmoins, Maswadeh confirme que lors de la réunion du cabinet, l’ouverture du point de passage sera approuvée.

Les journalistes n’ont pas reçu de commentaires officiels du bureau du Premier ministre. Le correspondant Ynet Itamar Eichner a seulement transmis une description générale de la rencontre comme « bonne ». À la question directe sur le feu vert pour Rafah, la réponse a été évasive : « Nous espérons que la semaine prochaine, les restes de Ran Gvili seront rendus, et alors nous pourrons aller de l’avant ».

Parallèlement, Israël pose ses propres conditions. Selon Haaretz, Jérusalem insiste pour que le contrôle du point de passage soit confié à la société militaire privée américaine UG Solutions. Cette structure a précédemment assuré la sécurité des centres de distribution d’aide humanitaire GHF à Gaza.

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Le schéma proposé est le suivant : les Égyptiens — de leur côté de la frontière, les Américains — dans la zone de contrôle intermédiaire, et du côté palestinien de Rafah — les Israéliens. Officiellement, l’inspection des marchandises doit être effectuée par des représentants de l’Autorité palestinienne sous la supervision de la mission de l’UE EUBAM, qui contrôlait déjà le point de passage de 2005 à 2007 et l’a quitté après la prise de Gaza par le Hamas.

Israël ne fait pas confiance aux Européens et préférerait un contrôle américain. Les négociations avec Washington se poursuivent, mais aucun accord définitif n’a été conclu.

À Jérusalem, on est ouvertement irrité par la pression des États-Unis. La position israélienne est simple : la première étape des accords n’est pas terminée tant que le corps du dernier otage — Ran Gvili — n’est pas rendu. Cependant, Witkoff et Kushner insistent pour passer à la deuxième étape, qui commence précisément par l’ouverture du point de passage de Rafah.

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Selon une source à Jérusalem, Witkoff a également promu l’idée de la participation de la Turquie au contrôle de Gaza. « Il a placé à la frontière notre plus grand rival régional. La confrontation n’est qu’une question de temps », a déclaré la source, ajoutant que Witkoff agit en fait comme un lobbyiste des intérêts du Qatar.

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L’histoire de Rafah a montré l’essentiel : les décisions clés concernant Gaza sont aujourd’hui formées en dehors d’Israël, et le gouvernement doit naviguer entre la pression extérieure, la question des otages et la méfiance interne envers les mécanismes de contrôle proposés. C’est dans ce contexte que résonne la formule, de plus en plus fréquente dans les coulisses politiques israéliennes : НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency comme reflet de la réalité, où la diplomatie extérieure dicte de plus en plus les décisions internes.

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