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Le discours de Volodymyr Zelensky au Forum économique mondial de Davos en janvier 2026 est devenu de manière inattendue l’un des sujets les plus discutés parmi l’opposition iranienne et dans la diaspora. La raison n’est pas le ton général du discours, mais une idée spécifique formulée de manière extrêmement dure : si un régime qui réprime les manifestations par le sang survit et reste impuni, il envoie un signal au monde entier — que la violence de masse fonctionne comme un moyen de maintenir le pouvoir.

Pour des millions d’Iraniens qui perçoivent leur situation comme une lutte contre la tyrannie, ces mots ont résonné non pas comme de la diplomatie, mais comme une reconnaissance directe de leur expérience. Dans les messages et commentaires, une émotion revenait : « enfin, quelqu’un l’a dit à haute voix sur une grande scène internationale ».

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Pourquoi Davos est devenu un déclencheur

Davos est traditionnellement perçu comme une plateforme où les dirigeants parlent souvent de manière prudente et vague. C’est pourquoi la fermeté de Zelensky a été particulièrement remarquée. Il a déclaré que le monde n’avait pas fait assez pour aider le peuple iranien, et que les manifestations dans le pays avaient été effectivement réprimées par la force et la peur.

Dans les réseaux sociaux iraniens, cela a été lu comme un rare exemple de la scène publique occidentale pouvant parler de l’Iran non seulement en termes de sanctions et de négociations, mais en termes de responsabilité morale — et cela a provoqué une vague de partages, de récits et de traductions.

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Comment l’opposition a lié l’Iran et la guerre en Ukraine

La deuxième raison de la résonance est la logique compréhensible pour les Iraniens : « la violence intérieure se transforme en agression extérieure ». Dans les discussions, on entendait souvent le lien : un régime qui opprime ses propres citoyens exporte parallèlement la guerre à l’étranger — et dans le ciel ukrainien, cela s’exprime de la manière la plus directe.

C’est pourquoi l’Ukraine apparaît dans ces réactions non pas comme un « pays étranger », mais comme un allié dans un conflit plus large avec le système autoritaire. Et Zelensky, selon de nombreux commentateurs, parle de ce dont les politiciens européens se taisent trop souvent ou parlent à demi-mots.

« La voix des Iraniens en Europe » : ce qui a été écrit

Dans le segment iranien des réseaux sociaux, plusieurs motifs récurrents se sont distingués.

Le premier — la gratitude pour la franchise. Zelensky a été qualifié de personne qui ne cherche pas à adoucir le sujet des répressions pour le confort diplomatique.

Le deuxième — la reconnaissance de la menace commune. La Russie et le gouvernement iranien étaient souvent mis sur le même plan dans ces discussions comme différentes parties d’un même mécanisme autoritaire.

Le troisième — les gestes symboliques. Des propositions ont été faites pour immortaliser Zelensky — allant d’initiatives émotionnellement absurdes à des appels tout à fait sérieux à exprimer publiquement le soutien à l’Ukraine en tant que pays qui « tient la ligne » et ne cache pas le sens derrière des formulations.

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Le rôle des leaders d’opinion et l’effet « amplificateur »

Une attention particulière a été suscitée par la réaction de Masih Alinejad — une journaliste et activiste connue, qui mène depuis longtemps une campagne publique contre le régime et a été à plusieurs reprises la cible de persécutions. Elle a remercié Zelensky de se tenir « du bon côté de l’histoire » et a souligné : les meurtres de masse et les répressions en Iran doivent être discutés dans de tels forums non pas en périphérie, mais au centre.

Pour le public d’opposition, cela a été un signal : le sujet n’est pas local, pas « interne », pas honteusement mis de côté — il est porté au niveau international.

Pourquoi Téhéran a répondu durement

Il est révélateur que l’Iran officiel ait réagi avec irritation. Dans de telles situations, les autorités essaient généralement de ne pas attirer l’attention sur la critique, mais ici la critique a été exprimée trop largement et trop publiquement. Zelensky a effectivement posé la question de la survie du régime dans un cadre moral et politique : si la dictature a survécu après le sang — cela signifie que le monde l’a avalé.

C’est précisément cela qui est devenu un point sensible. Parce que dans une telle logique, le régime est perçu non pas comme un « partenaire de négociation », mais comme un système auquel il ne faut pas permettre de gagner du temps et de la fatigue du monde.

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Pourquoi cette histoire est importante pour Israël

Pour le public israélien, il y a ici un sens particulier. L’Iran est une menace régionale centrale, et en même temps une source de technologie militaire qui est devenue partie intégrante de la guerre contre l’Ukraine. Lorsque le président ukrainien soulève le sujet des répressions iraniennes sur une scène mondiale, cela affecte non seulement l’agenda ukrainien — cela se reflète sur tout le système de discours international sur l’Iran.

Le discours de Zelensky à Davos n’est pas simplement devenu une intervention. Il s’est transformé en un point de croisement de deux réalités : la guerre en Europe et la lutte contre le régime au Moyen-Orient. Et ce sont précisément ces croisements que NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency fixe, car en 2026, la sécurité et la politique ont depuis longtemps cessé de vivre dans des blocs « régionaux » séparés.

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