La fin de l’année 2025 a marqué pour l’Iran un moment où la tension interne a dépassé les limites habituelles. Les manifestations de masse qui ont balayé le pays ont touché non seulement les grandes villes, mais aussi les régions qui étaient considérées depuis longtemps comme un soutien inconditionnel du pouvoir. Dans les cercles gouvernementaux, cela a suscité de l’inquiétude, et à Washington, une attention particulière.
Selon les renseignements américains présentés à Donald Trump, la direction iranienne s’est retrouvée dans la position la plus vulnérable depuis la révolution de 1979. Même dans les provinces traditionnellement loyales au leader suprême Ali Khamenei, les sentiments de protestation se sont fait sentir.
L’économie reste une source clé d’irritation. L’inflation, la baisse des revenus et l’absence de réformes tangibles ont sapé la confiance dans le pouvoir. Le calme formel après les manifestations de rue n’a pas dissipé la tension : les répressions sévères n’ont fait que renforcer le sentiment d’impasse et intensifier la frustration sociale.
La réaction américaine aux événements ne s’est pas limitée à des déclarations diplomatiques. La présence militaire des États-Unis dans la région a été renforcée, et la zone de responsabilité du Commandement central des États-Unis a reçu des ressources supplémentaires. Cela est considéré comme un signal de dissuasion dans un contexte d’instabilité.
Le Pentagone a déployé des systèmes de défense aérienne et renforcé la composante aérienne, y compris les avions d’attaque. L’aviation à long rayon d’action a été mise en état d’alerte renforcée — sans annonces publiques, mais avec un message politique clair.
Trump lui-même a publiquement envisagé la possibilité d’un scénario de force en cas d’escalade des répressions contre les manifestants. En même temps, il n’y a pas d’unité au sein de son équipe : certains conseillers insistent sur une pression ferme, d’autres mettent en garde contre les risques d’une confrontation directe et d’une déstabilisation régionale.
Parallèlement, des consultations intensives ont lieu avec les alliés. Le commandant du Commandement central, l’amiral Brad Cooper, a mené une série de rencontres avec des dirigeants militaires et politiques en Syrie, en Irak et en Israël. Une attention particulière est accordée à la coordination avec l’Arabie saoudite et le Qatar, où sont discutées tant les questions de sécurité que les formats diplomatiques possibles.
À Washington, on souligne que la situation autour de l’Iran évolue rapidement. Trump n’exclut pas un retour à la voie des négociations et envisage un « accord » si des bases réelles apparaissent. Mais pour le moment, la région reste dans un état d’équilibre fragile, où tout mouvement brusque peut changer l’équilibre des forces.
Ainsi se dessine le paysage politique complexe du Moyen-Orient — entre la crise interne en Iran, les signaux militaires des États-Unis et les manœuvres diplomatiques prudentes des alliés. C’est précisément à ce point que se croisent les intérêts des acteurs mondiaux et des puissances régionales, et c’est précisément ici qu’aujourd’hui se forme l’agenda dont écrit NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.
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