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Le 18 février 2026, la porte-parole officielle du ministère des Affaires étrangères de la Russie, Maria Zakharova, a publiquement « commenté » les propos du président ukrainien Volodymyr Zelensky, prononcés en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité.

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La réponse de Moscou n’était pas une explication diplomatique, mais une attaque sévère utilisant des étiquettes et des formules qui, dans le contexte israélien et européen, sonnent particulièrement inquiétantes.

Zakharova a déclaré : «[Zelensky] — est un nazi. Que pouvez-vous attendre d’un nazi ?»

Elle a poursuivi : «Il ne considère même pas l’Ukraine comme son pays. Un homme sans racines, sans clan». Elle a ajouté : «À la question de longue date, de qui êtes-vous, aucune réponse intelligible n’a été donnée». Et elle a conclu par la thèse : «C’est du pur NAZISME».

Ces formules nécessitent une analyse attentive — non émotionnelle, mais factuelle.

« Mais nous voyons des actions concrètes : il a déclaré là-bas [à la Conférence de Munich] qu’il se moque du nombre de victimes que les expériences de ses sponsors entraîneront.

❗️ C’est du pur NAZISME.

Est-ce la première fois que Zelensky fait de telles déclarations à l’égard des Russes et des millions de citoyens de son propre pays ? En 2021, bien avant le début de l’opération spéciale, Zelensky qualifiait publiquement les Russes et les russophones d’Ukraine de «créatures» qui, selon les mots de Zelensky, «pour l’avenir de leurs enfants et petits-enfants» devraient «partir en Russie».

Le fait est déjà accompli — Zelensky est perçu dans le monde comme un NAZI.

Il est un nazi qui s’appuie sur des héros nazis, sur des slogans nazis, impose une idéologie nazie à sa population et tente d’exporter tout cela comme un produit d’exportation dans de tels

Quand la polémique politique se transforme en stigmate

Antisémitisme du ministère des Affaires étrangères de la Russie : «Sans racines, sans clan» comme un autre diagnostic de la rhétorique officielle du Kremlin de Poutine
Antisémitisme du ministère des Affaires étrangères de la Russie : «Sans racines, sans clan» comme un autre diagnostic de la rhétorique officielle du Kremlin de Poutine

Le mot «nazi» dans un commentaire diplomatique n’est pas un argument. C’est un verdict moral final sans procès.

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La particularité de la situation est qu’il s’agit d’un président juif dont la famille a souffert pendant l’Holocauste. L’utilisation de l’étiquette «nazi» à l’égard d’une telle personne n’est pas perçue comme une métaphore, mais comme une inversion de la mémoire historique.

Dans les discussions d’experts internationaux, une telle inversion est considérée comme une forme de rhétorique antisémite moderne — lorsque la terminologie liée à l’extermination des Juifs est renversée et utilisée contre eux.

Ce n’est plus simplement une critique sévère. C’est un jeu avec le traumatisme historique.

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Les parallèles historiques sont ici évidents. Dans les années 1970-80, la propagande extérieure soviétique comparait systématiquement Israël à l’Allemagne nazie. La résolution de l’ONU de 1975 «Le sionisme est du racisme» faisait partie de la même ligne — une inversion morale où la victime est déclarée porteuse du mal. À l’époque stalinienne, les figures juives étaient accusées de «nationalisme bourgeois» et de «trahison», leur attribuant une idéologie hostile à l’État. Le mécanisme se répète : d’abord diaboliser, puis déclarer paria moral.

La répétition comme outil

Zakharova a utilisé le mot «nazi» plusieurs fois dans une seule réponse. La répétition est une technique classique pour ancrer une association.

Plus l’étiquette est répétée, moins elle nécessite de preuves.

«Sans racines, sans clan» : code historique dans le discours moderne

La phrase «un homme sans racines, sans clan» dans le langage courant signifie «sans racines», «étranger», «inconnu». Cependant, dans le contexte politique post-soviétique, elle a une autre connotation.

Pendant la période stalinienne, il y avait une campagne contre les soi-disant «cosmopolites sans racines» — un terme qui était en réalité principalement appliqué à l’intelligentsia juive. «Sans racines» signifiait absence de loyauté, absence d’appartenance à la «vraie nation».

Encore plus tôt, dans l’Empire russe, les Juifs étaient appelés «allogènes», soulignant leur «étrangeté». Dans l’Allemagne nazie, l’image du «Juif sans patrie», «cosmopolite», «homme sans racines» était activement exploitée, prétendument détruisant l’État de l’intérieur. En France, à l’époque de l’affaire Dreyfus, l’officier juif était accusé de ne pas pouvoir être loyal envers la France par définition.

Quand un représentant officiel de l’État utilise la formule «sans racines» à l’égard d’un leader juif, cela n’est pas perçu comme une idiome accidentelle, mais comme l’inclusion d’un code historique.

Il est important de souligner ici : formellement, l’appartenance ethnique n’est pas mentionnée dans la citation.

Mais la rhétorique antisémite ne s’exprime pas toujours directement. Elle fonctionne souvent par allusion, par l’image de «l’étranger», par le doute sur le droit d’une personne à faire partie de la nation.

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«De qui êtes-vous» comme test d’appartenance

Zakharova a également déclaré : «À la question de longue date, de qui êtes-vous, aucune réponse n’a été donnée».

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Ce n’est plus une catégorie politique. C’est un test de lignée.

Dans l’histoire européenne, l’exigence de prouver «de qui êtes-vous» était appliquée aux Juifs comme un argument de leur «non-appartenance». Une personne était déclarée non seulement opposante, mais étrangère par définition.

Combiné avec «sans racines», cela crée une construction : une personne n’est pas des nôtres, elle n’a pas de racines, elle n’a pas le droit de représenter le pays.

Cadre conspirationniste au lieu d’analyse

Dans sa réponse, Zakharova a affirmé que Zelensky «se moque» du nombre de victimes, car il s’agit des «expériences de ses sponsors».

Une telle formule prive l’Ukraine de subjectivité et présente sa direction comme une marionnette de forces extérieures. C’est une technique de propagande typique qui décharge l’agresseur de sa responsabilité et la transfère aux «curateurs».

Un tel schéma ne repose pas sur des preuves. Il fonctionne au niveau émotionnel.

Pourquoi cela est important pour Israël

Pour le public israélien, une telle rhétorique sonne différemment que pour un observateur extérieur. La question n’est pas dans les sympathies ou antipathies envers un leader spécifique. La question est dans le langage.

Quand dans le discours public, des constructions comme «sans racines», «de qui êtes-vous» et «nazi» sont utilisées à l’égard d’un président juif, cela suscite des associations historiques légitimes.

C’est pourquoi NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère ce qui s’est passé non pas comme une simple querelle, mais comme un symptôme d’un problème plus large — le retour à un langage qui a servi pendant des décennies d’outil de délégitimation antisémite.

Ce n’est pas une opinion privée : Zakharova ne vend pas des graines au marché, elle est la voix de l’État

Il est important de comprendre : il ne s’agit pas d’une réplique privée sur les réseaux sociaux ni d’une explosion émotionnelle accidentelle.

Maria Zakharova est la porte-parole officielle du ministère des Affaires étrangères de la Russie. Ce poste implique une responsabilité pour la position publique de l’État. Ses déclarations ne sont pas des commentaires domestiques ni des «opinions personnelles», mais la ligne de l’État transmise.

C’est pourquoi les formules prononcées ne peuvent pas être écartées comme un «excès» ou une «phrase malheureuse». Ce n’est pas une conversation de cuisine ni un débat dans une émission de télévision. C’est un commentaire officiel du département des affaires étrangères du pays.

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Dans le système politique russe, la rhétorique de la politique étrangère est formée et coordonnée dans le cadre de la ligne générale du Kremlin. Les déclarations publiques des représentants du ministère des Affaires étrangères n’existent pas en dehors de cette ligne. Ce n’est pas de l’improvisation ni de l’initiative personnelle — c’est le reflet de la position du pouvoir.

Quand un représentant officiel de l’État utilise des expressions comme «nazi», «sans racines, sans clan» et fait allusion à l’«étrangeté» d’un président juif envers son propre pays, cela signifie que cette rhétorique est permise et légitimée au niveau du centre politique.

En d’autres termes, ce n’est pas une réaction émotionnelle privée. C’est une position exprimée par la ligne verticale de l’État.

Dans la pratique internationale, les diplomates sont tenus d’utiliser des formulations juridiques, des références aux normes de droit et des évaluations officielles. Passer à une rhétorique de délégitimation personnelle est un choix conscient.

Zakharova n’est pas une «personne privée». Elle exprime la ligne du Kremlin. Et c’est pourquoi le problème ne réside pas dans une seule phrase, mais dans le caractère de la rhétorique officielle qui permet et reproduit des tropes antisémites.

Conclusion

Formellement, dans la déclaration de Zakharova, il n’y a pas d’insultes ethniques directes.

En termes de contenu — il y a un ensemble de signes : privation d’appartenance, motif de «sans racines», exigence de lignée, inversion de l’Holocauste par l’étiquette «nazi», diabolisation répétée.

Ce n’est pas une discussion diplomatique.
C’est une nouvelle manifestation de l’antisémitisme effronté de Moscou, déguisé en polémique politique.

Et c’est pourquoi il est important de documenter de tels cas non pas au niveau des émotions, mais au niveau de l’analyse du langage et du contexte historique.

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