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Les recruteurs russes ont dressé une liste de pays dont les citoyens ne seront plus recrutés pour le service sous contrat.

C’est ce qu’annonce le 23 février 2026 le projet « Histoires importantes ».

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Les autorités russes ont interdit de recruter des citoyens de plusieurs pays pour la guerre contre l’Ukraine. Il s’agit des États que Moscou considère traditionnellement comme « amis ». Selon le projet d’investigation « Histoires importantes », une liste fermée de pays a été transmise aux recruteurs russes, interdisant désormais de conclure des contrats avec les forces armées russes.

L’existence de la liste a été confirmée par des sources dans les centres régionaux de recrutement pour le service sous contrat. Officiellement, la décision n’a pas été annoncée publiquement, mais les restrictions sont déjà en vigueur.

Quels pays sont interdits

36 pays dans la liste initiale

Selon les journalistes, début janvier 2026, une liste de 36 pays a commencé à circuler parmi les recruteurs. Elle a été découverte dans des chats spécialisés et des groupes sur les réseaux sociaux où le recrutement d’étrangers a lieu.

La liste comprend des pays d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique latine. Parmi eux — la Chine, l’Inde, le Brésil, la République d’Afrique du Sud, la Turquie, Cuba, l’Iran, le Venezuela, l’Égypte, le Pakistan, le Vietnam, les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie saoudite et Israël.

Le bloc africain inclut l’Algérie, l’Angola, le Ghana, la Guinée, le Kenya, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, la Tanzanie, l’Ouganda, l’Éthiopie et l’Afrique du Sud.

D’Asie — l’Afghanistan, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, le Laos, le Népal, Oman, la Syrie, le Sri Lanka et d’autres.

D’Amérique du Nord et du Sud — Cuba, le Nicaragua, le Brésil et le Venezuela.

Extension de la liste

En février, la liste, selon les sources, a été complétée par sept autres pays : la Colombie, l’Argentine, le Cameroun, la Libye, la Somalie, le Yémen et l’Irak.

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L’extension de la liste a également été rapportée par le blogueur irakien Mustafa al-Yasari, qui affirme avoir révélé des réseaux de recrutement russes. Selon lui, l’information a été obtenue d’un officier russe. Aucune confirmation officielle n’a encore été donnée.

Raisons possibles des restrictions

Pression diplomatique

Les experts supposent que l’interdiction est le résultat de négociations diplomatiques. Depuis la mi-2024, le Népal, l’Inde et le Sri Lanka ont officiellement demandé à Moscou de cesser de recruter leurs citoyens.

Moscou s’est publiquement engagée à ne pas conclure de contrats avec des Indiens et des Sri Lankais. En novembre 2025, la Jordanie a émis une demande similaire — elle est apparue peu après sur la liste noire.

Le Kenya, l’un des plus grands fournisseurs de mercenaires pour l’armée russe, a également publiquement appelé à cesser le recrutement. Selon les autorités locales, plus de mille Kényans ont été envoyés au front.

Scandales et enquêtes

Les journalistes ont documenté des cas où des Africains et des citoyens d’autres pays ont été recrutés sous couvert de travail civil.

Dans un épisode retentissant, un Kényan de 35 ans, Francis Ndaruwa, s’est vu proposer un emploi d’ingénieur électricien en Russie. Plus tard, le contact avec lui a été perdu, et ses proches l’ont reconnu dans une vidéo où un combattant noir en uniforme russe est envoyé à l’assaut avec une mine attachée à la poitrine.

Selon le projet ukrainien « Je veux vivre », à l’automne 2025, la Russie avait recruté plus de 10 000 mercenaires étrangers. Environ 37 % d’entre eux sont des citoyens de pays désormais inscrits sur la liste noire.

En tête, Cuba (plus de 1000 personnes), le Népal (environ 800) et le Sri Lanka (plus de 700).

Le plus grand nombre de combattants étrangers provient des pays de l’UEE : le Tadjikistan (plus de 1500), la Biélorussie (plus de 1300) et le Kazakhstan (plus de 1100).

Ce que cela signifie pour Moscou

Officiellement, les autorités russes n’ont pas annoncé de réduction du recrutement. Cependant, la transmission de la liste noire témoigne d’un ajustement de la politique.

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Les raisons peuvent être pragmatiques : réduire la pression internationale, tenter d’éviter des crises diplomatiques avec des partenaires ou des pertes de réputation.

Dans les analyses de NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, de telles mesures sont considérées comme un indicateur d’un changement de tactique de Moscou concernant le recrutement d’étrangers pour la guerre contre l’Ukraine.

La question reste ouverte : l’interdiction affectera-t-elle les citoyens des pays énumérés déjà présents sur le front et la liste deviendra-t-elle définitive. Pour l’instant, les canaux de recrutement continuent de fonctionner, bien que sous de nouvelles restrictions.

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