Les militaires américains mènent une enquête après une frappe sur une école pour filles dans la ville de Minab, au sud de l’Iran. Les données préliminaires de l’enquête suggèrent que les forces armées américaines pourraient être impliquées dans l’attaque, mais aucune conclusion définitive n’a encore été tirée.
L’incident s’est produit dans le contexte du début d’une opération militaire conjointe entre les États-Unis et Israël contre l’infrastructure des forces armées iraniennes. Les autorités iraniennes déclarent qu’il y a un grand nombre de victimes parmi les écolières, mais ces données n’ont pas encore été confirmées par des sources indépendantes.
Ce que l’on sait de la frappe sur l’école à Minab
L’attaque a eu lieu samedi dernier dans la ville de Minab, une grande localité du sud de l’Iran, située dans la province de Hormozgan.
Selon le représentant iranien auprès de l’ONU, Ali Bahreini, la frappe a touché une école pour filles. Téhéran affirme qu’environ 150 élèves ont été tuées, mais les agences de presse internationales n’ont pas encore pu confirmer ce chiffre.
La télévision d’État iranienne a diffusé mardi des images de la cérémonie funéraire. La vidéo montre des milliers de personnes accompagnant le cortège funèbre, et de petits cercueils, recouverts de drapeaux nationaux, sont transportés des camions au lieu d’inhumation.
Les autorités locales qualifient cet événement de l’une des attaques les plus tragiques contre des cibles civiles de ces derniers temps.
Version préliminaire de l’enquête américaine
Selon des sources de l’agence Reuters du 6 mars 2026, deux responsables américains ont informé les journalistes sous couvert d’anonymat que l’enquête préliminaire admet une possible implication des États-Unis dans la frappe.
Cependant, ces conclusions ne sont pas encore considérées comme définitives.
Les enquêteurs continuent d’examiner plusieurs questions clés :
quel type d’armement a été utilisé
qui a directement effectué la frappe
l’école était-elle une cible réelle ou y a-t-il eu une erreur
quelles données de renseignement ont été utilisées avant l’attaque
Les sources officielles soulignent que l’enquête pourrait également aboutir à la conclusion opposée – exclure complètement la participation des forces américaines.
Réaction de Washington et position du Pentagone
Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Pete Hegseth, a confirmé que le département de la Défense examine les circonstances de l’incident.
Il a souligné que l’armée américaine ne frappe pas intentionnellement des cibles civiles.
« Nous, bien sûr, n’attaquons jamais des cibles civiles. Mais nous vérifions cette information et menons une enquête », a déclaré le chef du Pentagone.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a également noté que Washington n’aurait pas ciblé intentionnellement un établissement éducatif.
Selon lui, si l’on établit que la frappe a effectivement été menée par les forces américaines, l’enquête passera entièrement sous la responsabilité du ministère de la Défense.
La Maison Blanche évite les accusations directes
La porte-parole de la Maison Blanche, Caroline Levitt, a confirmé l’enquête, mais a refusé de commenter la possible responsabilité des États-Unis.
Elle a toutefois souligné que, selon Washington, ce sont les autorités iraniennes qui mettent régulièrement en danger la population civile.
Le Commandement central des forces armées américaines (CENTCOM) a également refusé de fournir des commentaires détaillés avant la fin de l’enquête.
Comment les objectifs ont été répartis dans l’opération des États-Unis et d’Israël
Selon des sources familières avec la planification de l’opération, les États-Unis et Israël ont préalablement divisé les zones de responsabilité au cours de la campagne militaire contre les installations militaires iraniennes.
Selon ces données :
Israël s’est concentré sur la destruction des lanceurs de missiles à l’ouest de l’Iran
Les États-Unis étaient responsables des opérations dans la partie sud du pays
C’est précisément dans cette zone que se trouve la ville de Minab, où la frappe a eu lieu.
Les forces américaines, selon les sources, devaient attaquer :
les bases navales
l’infrastructure de la flotte iranienne
les installations de missiles
C’est pourquoi l’apparition d’une cible civile parmi les objectifs est devenue l’une des raisons du début de l’enquête.
Des épisodes similaires, où les opérations militaires croisent l’infrastructure civile, deviennent aujourd’hui des sujets clés de la sécurité internationale. Des analyses sur de tels conflits sont régulièrement publiées par NAnews – Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, suivant l’évolution des événements au Moyen-Orient et l’impact des campagnes militaires sur la stabilité régionale.
Réaction des organisations internationales
Les structures de l’ONU ont déjà réagi à l’incident.
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a appelé à une enquête approfondie et à établir la responsabilité de la frappe.
La représentante de l’agence à Genève, Ravina Shamdasani, a souligné que c’est la partie qui a effectué la frappe qui doit garantir une enquête complète et transparente.
Du point de vue du droit humanitaire international, une attaque intentionnelle contre une école, un hôpital ou tout autre objet civil peut être considérée comme un crime de guerre.
Si l’enquête confirme l’implication des États-Unis dans la frappe à Minab, cet incident pourrait devenir l’un des cas les plus retentissants de décès de civils lors d’opérations militaires au Moyen-Orient au cours des dernières décennies.
