Visual Capitalist a publié un classement des 25 économies les plus militarisées du monde en termes de part des dépenses militaires dans le PIB en 2025. L’Ukraine a été placée dans une catégorie distincte en raison de la guerre à grande échelle contre l’agression russe, et Israël est entré dans le trio des pays avec la charge de défense la plus élevée.
L’Ukraine en tête : 39,6% du PIB pour la défense
L’Ukraine est devenue l’économie la plus militarisée du monde en termes de part des dépenses militaires dans le PIB. Selon le classement de Visual Capitalist / Voronoi, publié le 5 juin 2026, en 2025, les dépenses militaires de l’Ukraine ont atteint 39,6% du PIB. En chiffres absolus, cela représente 84 milliards de dollars.
Ce n’est pas simplement la première place dans le tableau. C’est un écart énorme par rapport à tous les autres pays, et c’est précisément ce qui fait de l’indicateur ukrainien le fait principal de tout le classement.
La deuxième place est occupée par l’Algérie avec 8,8% du PIB.
La troisième — Israël avec 7,8% du PIB.
La Russie, qui mène une guerre à grande échelle contre l’Ukraine, se trouve à la quatrième place avec 7,5% du PIB, bien que ses dépenses militaires en chiffres absolus soient nettement supérieures à celles de l’Ukraine — 190 milliards de dollars contre 84 milliards de dollars.

Le sens du classement est précisément cela : il montre non pas qui dépense le plus en dollars, mais quelle part de sa propre économie un pays est contraint de consacrer aux besoins militaires.
C’est pourquoi l’Ukraine figure séparément dans cette liste. Son indicateur de 39,6% du PIB est le niveau d’un pays où la guerre est devenue le principal facteur du budget, de l’économie, de l’industrie, de la politique fiscale, de la charge sociale et de la dépendance internationale.
Visual Capitalist lie directement le résultat ukrainien au coût de la lutte contre l’invasion à grande échelle de la Russie. L’article souligne également qu’un tel niveau de dépenses serait difficile à maintenir pour l’Ukraine sans l’aide militaire et financière occidentale.
Pourquoi le chiffre ukrainien est devenu une anomalie mondiale
L’Ukraine dépense près de 40% de son économie pour la défense. À titre de comparaison : l’Algérie, qui est en deuxième position, dépense 8,8% du PIB. Israël — 7,8%. La Russie — 7,5%. L’Arabie Saoudite — 6,5%.
C’est-à-dire que l’indicateur ukrainien est environ 4,5 fois plus élevé que celui du poursuivant le plus proche.
C’est une différence importante. L’Ukraine n’a pas simplement augmenté le budget de la défense. Elle vit en fait en mode économie de guerre, où une part importante des ressources de l’État est dirigée vers la survie du pays, le maintien du front, l’approvisionnement de l’armée, l’achat d’armes, les paiements aux militaires, la reconstruction des infrastructures et le maintien de la gouvernabilité de base de l’État.
Pour le public israélien, cela est particulièrement compréhensible. Israël sait aussi que la sécurité coûte cher. Mais le chiffre ukrainien montre une autre échelle : quand la guerre se déroule sur le territoire du pays, quand les villes sont sous des frappes de missiles, quand des millions de personnes dépendent de l’armée, du budget et de l’aide extérieure en même temps.
Israël à la troisième place : le prix élevé de la sécurité permanente
Israël a pris la troisième place mondiale parmi les économies les plus militarisées en termes de part des dépenses militaires dans le PIB. Selon Visual Capitalist, en 2025, les dépenses militaires d’Israël ont représenté 7,8% du PIB, soit 48 milliards de dollars.
C’est l’un des taux les plus élevés au monde.
Pour Israël, cette position ne semble pas fortuite. Le pays vit dans une région où la sécurité n’est pas un sujet politique abstrait. Derrière ce chiffre se cachent des guerres, des menaces terroristes, des tirs de roquettes, la nécessité de maintenir une armée puissante, un système de défense aérienne, des services de renseignement, une réserve, des technologies de défense et une préparation constante à plusieurs scénarios simultanément.
Après le 7 octobre, la sécurité israélienne est devenue encore plus coûteuse. La menace du Hamas depuis Gaza, du Hezbollah au nord, du régime iranien, des forces par procuration, des drones, des missiles et de l’escalade régionale affecte directement les dépenses militaires.
Mais le classement Visual Capitalist est important car il place Israël aux côtés de l’Ukraine non pas émotionnellement, mais économiquement. Les deux pays se trouvent en haut de la liste parce qu’ils sont contraints de vivre sous la menace. La différence est que l’Ukraine supporte aujourd’hui la charge maximale d’un pays qui repousse une invasion à grande échelle, tandis qu’Israël supporte la charge d’un État qui construit depuis des décennies une économie de défense permanente.
Ukraine et Israël : deux modèles différents de charge militaire
L’Ukraine — c’est une économie de guerre à grande échelle.
Israël — une économie de sécurité permanente.
Ces deux formules aident à comprendre le classement mieux qu’un simple tableau de pourcentages. L’Ukraine est arrivée en tête non pas parce qu’elle a choisi la militarisation comme idéologie politique. Elle est contrainte de dépenser une énorme part de son PIB pour la défense parce qu’elle protège l’existence de l’État contre l’agression russe.
Israël est arrivé troisième parce que sa sécurité exige toujours un haut niveau de mobilisation, de technologies, d’armée, de renseignement et de préparation. Mais même avec cela, l’indicateur israélien — 7,8% du PIB — est cinq fois inférieur à celui de l’Ukraine.
C’est ici que le classement devient particulièrement important pour le lecteur en Israël. НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency examine ces données à travers le lien entre l’expérience ukrainienne et israélienne : les deux pays connaissent le prix de la menace, mais l’Ukraine montre aujourd’hui un modèle extrême d’économie où la défense est devenue non pas un poste budgétaire, mais l’axe central de toute la vie de l’État.
Il y a un autre contraste important. Les États-Unis occupent seulement la 23e place en termes de part des dépenses militaires dans le PIB — 3,1%, mais en chiffres absolus, cela représente 954 milliards de dollars. C’est la plus grande somme du classement. C’est-à-dire qu’une économie riche et immense peut dépenser près d’un trillion de dollars, mais ne ressent pas une telle part de tension interne, comme l’Ukraine avec ses 84 milliards de dollars et 39,6% du PIB.
La Russie a une autre image : 190 milliards de dollars et 7,5% du PIB. Elle dépense plus que l’Ukraine en dollars, mais moins en part de l’économie. Cependant, c’est précisément l’agression russe qui a provoqué la charge de défense extrême de l’Ukraine et a poussé de nombreux pays européens à augmenter leurs dépenses militaires après 2022.
Classement complet des 25 économies les plus militarisées du monde
Le classement Visual Capitalist / Voronoi est basé sur les données de la SIPRI Military Expenditure Database. Auteur de l’article — Niccolo Conte, éditeur — Bruno Venditti, design — Cynthia Tran Vo. Date de publication — 5 juin 2026.
La méthodologie est simple : les pays sont classés selon les dépenses militaires en tant que part du PIB en 2025. Ce n’est pas un classement des plus grandes armées ni une liste des plus grands budgets militaires en dollars. C’est un indicateur de la part de leur économie que les États consacrent aux besoins militaires.
| Position | Pays | Dépenses militaires en tant que part du PIB | Dépenses militaires en 2025 |
|---|---|---|---|
| 1 | Ukraine | 39,6% | 84 milliards de dollars |
| 2 | Algérie | 8,8% | 25 milliards de dollars |
| 3 | Israël | 7,8% | 48 milliards de dollars |
| 4 | Russie | 7,5% | 190 milliards de dollars |
| 5 | Arabie Saoudite | 6,5% | 83 milliards de dollars |
| 6 | Azerbaïdjan | 6,5% | 4,9 milliards de dollars |
| 7 | Arménie | 6,1% | 1,7 milliard de dollars |
| 8 | Oman | 5,7% | 6 milliards de dollars |
| 9 | Koweït | 4,7% | 8,1 milliards de dollars |
| 10 | Jordanie | 4,6% | 2,6 milliards de dollars |
| 11 | Pologne | 4,5% | 47 milliards de dollars |
| 12 | Mali | 3,9% | 0,9 milliard de dollars |
| 13 | Lettonie | 3,6% | 1,7 milliard de dollars |
| 14 | Maroc | 3,5% | 6,3 milliards de dollars |
| 15 | Soudan du Sud | 3,4% | 0,2 milliard de dollars |
| 16 | Estonie | 3,4% | 1,6 milliard de dollars |
| 17 | Burkina Faso | 3,3% | 0,9 milliard de dollars |
| 18 | Norvège | 3,3% | 17 milliards de dollars |
| 19 | Danemark | 3,3% | 15 milliards de dollars |
| 20 | Burundi | 3,2% | 0,2 milliard de dollars |
| 21 | Colombie | 3,2% | 14 milliards de dollars |
| 22 | Tchad | 3,2% | 0,7 milliard de dollars |
| 23 | États-Unis | 3,1% | 954 milliards de dollars |
| 24 | Bahreïn | 3,1% | 1,5 milliard de dollars |
| 25 | Botswana | 3,1% | 0,6 milliard de dollars |
Ce que montre le tableau
- Premièrement : L’Ukraine est dans une catégorie à part. Aucun autre pays du classement ne s’approche de son niveau de charge de défense.
- Deuxièmement : Israël figure parmi les trois pays du monde avec la plus haute part des dépenses militaires dans le PIB. Cela confirme que la sécurité israélienne reste l’une des plus coûteuses au monde par rapport à la taille de l’économie.
- Troisièmement : Les États-Unis restent le principal géant militaire mondial en termes de dépenses absolues — 954 milliards de dollars. Mais en termes de part du PIB, les États-Unis ne sont qu’à la 23e place, car leur économie est beaucoup plus grande.
- Quatrièmement : La guerre russe contre l’Ukraine a modifié les priorités de défense de l’Europe. Dans le classement, on trouve en bonne position la Pologne, la Lettonie, l’Estonie, la Norvège et le Danemark.
- Cinquièmement : Parmi les leaders, on trouve de nombreux pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Cela montre que les conflits régionaux, les revenus pétroliers, la menace d’instabilité et les risques de sécurité permanents influencent directement les budgets militaires.
Moyen-Orient et Afrique du Nord : pétrole, menaces et budgets militaires
Visual Capitalist souligne séparément le rôle du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Dans le top 25, on trouve l’Algérie, Israël, l’Arabie Saoudite, Oman, le Koweït, la Jordanie, le Maroc et Bahreïn.
L’Algérie occupe la deuxième place avec 8,8% du PIB et 25 milliards de dollars de dépenses militaires. Pour l’Afrique du Nord, c’est un indicateur de l’importance que l’État accorde à la force militaire et à l’équilibre régional.
L’Arabie Saoudite dépense 83 milliards de dollars, soit 6,5% du PIB. C’est presque autant que l’Ukraine en chiffres absolus, mais avec une base économique complètement différente et un autre caractère de menaces. Les revenus pétroliers permettent à ces pays de maintenir de grands budgets militaires sans la même part de tension interne que ressent l’Ukraine.
Oman occupe la 8e place — 5,7% du PIB et 6 milliards de dollars.
Le Koweït — 9e place, 4,7% du PIB et 8,1 milliards de dollars.
La Jordanie — 10e place, 4,6% du PIB et 2,6 milliards de dollars.
Bahreïn — 24e place, 3,1 % du PIB et 1,5 milliard de dollars.
Israël se distingue parmi ces pays par un type particulier de charge de défense. Ce n’est pas une économie pétrolière qui finance la sécurité avec des revenus exceptionnels des matières premières. C’est une économie technologique, de mobilisation et militaire, où la sécurité est directement liée à la survie du pays, à la protection de la population, à l’armée de réserve, à la défense aérienne et à la préparation constante à la guerre sur plusieurs fronts.
L’Europe après 2022 : l’agression russe a changé les calculs
Le classement montre que l’invasion à grande échelle de la Russie en Ukraine a changé non seulement l’économie ukrainienne. Elle a modifié la pensée défensive de l’Europe.
La Pologne occupe la 11e place : 4,5 % du PIB et 47 milliards de dollars. Pour un pays de l’OTAN, c’est l’un des taux les plus élevés. La Pologne est proche de la zone de menace russe, elle est voisine de l’Ukraine et de la Biélorussie, renforce son armée et fait de la défense l’un des thèmes centraux de la politique nationale.
La Lettonie occupe la 13e place : 3,6 % du PIB et 1,7 milliard de dollars.
L’Estonie — 16e place : 3,4 % du PIB et 1,6 milliard de dollars.
Ces chiffres reflètent la peur des pays baltes face à la menace russe. Pour la Lettonie et l’Estonie, la guerre contre l’Ukraine n’est pas un conflit lointain, mais un avertissement que l’agression russe peut changer les frontières et les règles de sécurité en Europe.
La Norvège et le Danemark figurent également dans le classement avec une part égale de 3,3 % du PIB. La Norvège dépense 17 milliards de dollars, le Danemark — 15 milliards de dollars. Cela montre que le nord de l’Europe réorganise également ses priorités de défense après 2022.
Pour НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, cette partie du classement est aussi importante que celle de l’Ukraine et d’Israël. L’agression russe contre l’Ukraine a depuis longtemps cessé d’être seulement une tragédie ukrainienne. Elle est devenue un facteur qui change les budgets, les alliances, la planification militaire et les craintes stratégiques de tout un continent.
Caucase, Afrique et autres participants au classement
En haut du classement se trouvent l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
L’Azerbaïdjan occupe la 6e place : 6,5 % du PIB et 4,9 milliards de dollars. L’Arménie — 7e place : 6,1 % du PIB et 1,7 milliard de dollars. Ces chiffres reflètent la tension dans le Caucase du Sud et l’importance du facteur militaire pour les deux pays après plusieurs années de conflits, de crises et de changements dans l’équilibre des forces.
En Afrique, outre l’Algérie et le Maroc, le classement inclut le Mali, le Soudan du Sud, le Burkina Faso, le Burundi et le Tchad.
- Le Mali — 12e place : 3,9 % du PIB et 0,9 milliard de dollars.
- Le Soudan du Sud — 15e place : 3,4 % du PIB et 0,2 milliard de dollars.
- Le Burkina Faso — 17e place : 3,3 % du PIB et 0,9 milliard de dollars.
- Le Burundi — 20e place : 3,2 % du PIB et 0,2 milliard de dollars.
- Le Tchad — 22e place : 3,2 % du PIB et 0,7 milliard de dollars.
Ces pays n’ont pas de budgets de défense gigantesques en dollars, mais leur place dans le classement s’explique précisément par la part du PIB. Pour les économies petites et vulnérables, même des sommes relativement modestes deviennent un lourd fardeau si elles représentent une part significative du produit national.
Le Maroc occupe la 14e place — 3,5 % du PIB et 6,3 milliards de dollars. La Colombie — 21e place, 3,2 % du PIB et 14 milliards de dollars. Le Botswana ferme la liste à la 25e place avec 3,1 % du PIB et 0,6 milliard de dollars.
Pourquoi les sommes absolues peuvent être trompeuses
Le classement de Visual Capitalist est important aussi parce qu’il brise la perception habituelle des budgets militaires.
Habituellement, l’attention est attirée par les sommes absolues. Les États-Unis — 954 milliards de dollars. La Russie — 190 milliards de dollars. L’Arabie Saoudite — 83 milliards de dollars. L’Ukraine — 84 milliards de dollars. Israël — 48 milliards de dollars.
Mais si l’on ne regarde que les dollars, la question principale disparaît : à quel point cela est-il lourd pour l’économie elle-même ?
Pour les États-Unis, 954 milliards de dollars est une somme énorme, mais cela représente 3,1 % du PIB. Pour l’Ukraine, 84 milliards de dollars est moins en termes absolus, mais cela représente 39,6 % du PIB. La différence est colossale.
C’est pourquoi l’Ukraine est en première place, et les États-Unis seulement à la 23e. C’est pourquoi Israël avec 48 milliards de dollars se retrouve en troisième place, et l’Arabie Saoudite avec 83 milliards de dollars en cinquième.
Le pourcentage du PIB ne montre pas la taille de la machine militaire, mais la profondeur de la mobilisation économique. Il montre combien un pays consacre à la défense par rapport à ses propres capacités.
- Pour l’Ukraine, c’est un indicateur de la guerre pour la survie.
- Pour Israël — un indicateur du coût constant de la sécurité.
- Pour la Pologne, la Lettonie, l’Estonie, la Norvège et le Danemark — un indicateur de la manière dont la menace russe après 2022 a poussé l’Europe à revoir ses anciennes illusions.
Ce que ce classement dit à Israël
Pour le lecteur israélien, ce classement ne ressemble pas à des statistiques étrangères. Israël lui-même s’est retrouvé à la troisième place mondiale. Cela signifie que le pays supporte l’une des charges de défense les plus élevées de la planète.
Mais l’indicateur ukrainien doit être perçu séparément.
39,6 % du PIB — ce n’est pas seulement le budget de l’armée. C’est le signe que la guerre est devenue le centre de tout le système économique. L’Ukraine est obligée de financer la défense, de maintenir les institutions étatiques, de reconstruire les destructions, de payer le prix humain de la guerre et de dépendre en même temps du soutien international.
L’expérience israélienne aide à comprendre pourquoi la sécurité ne peut pas être mesurée uniquement en argent. Mais l’expérience ukrainienne montre qu’une guerre à grande échelle peut absorber une telle part des ressources nationales, qui pour la plupart des États du monde semble presque impossible.
C’est là la principale conclusion du classement : la militarisation en 2025 n’est plus une question de slogan politique, mais une réaction des États aux menaces. Quelque part, c’est l’agression russe. Quelque part, l’instabilité régionale. Quelque part, la peur des voisins. Quelque part, les menaces terroristes et le facteur iranien.
Mais dans chaque cas, il s’agit du coût de la sécurité.
Conclusion finale
Le classement des 25 économies les plus militarisées du monde montre à quel point les pays paient différemment pour la défense.
L’Ukraine — première avec une énorme avance : 39,6 % du PIB et 84 milliards de dollars. C’est une économie de guerre à grande échelle, obligée de se défendre contre l’agression russe.
Israël — troisième : 7,8 % du PIB et 48 milliards de dollars. C’est une économie de sécurité constante, vivant sous la pression des menaces régionales, du terrorisme, des guerres de missiles et de la nécessité de maintenir un avantage militaire.
Les États-Unis — 23e place en termes de part du PIB, mais premier en termes de dépenses absolues : 954 milliards de dollars. La Russie — quatrième en termes de part du PIB et deuxième parmi les figures clés de ce contexte en termes de charge militaire absolue : 190 milliards de dollars.
Ces chiffres montrent non seulement les budgets. Ils montrent la carte de la peur, des menaces et des décisions forcées.
L’Ukraine et Israël se sont retrouvés en haut du classement pour des raisons différentes, mais les deux histoires parlent d’une chose : dans un monde où les agresseurs, les régimes terroristes et les régions instables testent les limites de la force, la défense devient non pas un choix, mais une condition de l’existence de l’État.
Qu’est-ce que le classement Visual Capitalist / Voronoi et peut-on lui faire confiance
Visual Capitalist / Voronoi n’est pas un département militaire ni un institut de recherche. C’est un média et une plateforme de visualisation de données, qui prennent des données de sources ouvertes, les présentent sous forme de graphiques, de tableaux et de classements, puis expliquent brièvement le sens principal des chiffres.
Dans de tels classements, il est important de regarder non seulement le titre, mais aussi la méthodologie. Dans ce cas, on compare non pas la force de l’armée, ni la quantité d’armes, ni la capacité de combat du pays, mais la part des dépenses militaires dans l’économie.
C’est pourquoi le classement montre précisément la charge de défense sur le PIB. Il aide à comprendre quelle part de l’économie nationale est consacrée aux besoins militaires, mais ne répond pas à la question de savoir qui a l’armée la plus forte ou la plus efficace.
Faire confiance à un tel classement est possible en tant que récit visuel des données d’une source autoritaire. Mais il ne peut pas être lu plus largement que ne le permet la méthodologie. Les budgets militaires dans différents pays sont calculés différemment, et dans les régimes fermés, une partie des dépenses peut être cachée ou transférée à d’autres articles.
La conclusion correcte est la suivante : le classement Visual Capitalist / Voronoi est utile pour comparer la charge de défense sur l’économie, mais n’est pas un classement de la force militaire, de l’agressivité ou de la capacité réelle d’un pays à mener une guerre.