Le journal israélien Israel Hayom a publié le 17 juin 2026 un article sur la vague de soutien international à la communauté juive d’Odessa après une frappe russe sur des infrastructures éducatives et sociales juives.
Il s’agit du complexe «Or Avner Habad» et de l’orphelinat «Mishpaha Ukraine», où vivent et étudient des enfants, y compris des orphelins et des enfants ayant survécu à l’évacuation, à la guerre et à la perte de leur vie habituelle.
Détail important : l’attaque elle-même n’a pas eu lieu le 17 juin. La frappe russe sur Odessa, qui a gravement endommagé le complexe scolaire juif et l’infrastructure de l’orphelinat, a eu lieu dans la nuit du 30 avril 2026.
Selon des sources juives et israéliennes, au moment de l’alerte, le personnel et les éducateurs ont réussi à descendre les enfants dans un abri. Les documents mentionnent 124 enfants qui ont été mis en sécurité en quelques instants avant une puissante explosion. C’est ce qui a permis d’éviter une tragédie parmi les élèves et le personnel.
Après la frappe, le bâtiment de l’école a été gravement endommagé. Le processus éducatif a dû être déplacé dans d’autres locaux, et une partie des cours a été organisée dans des conditions difficiles à qualifier de normales : dans les couloirs, des classes temporairement aménagées et des espaces protégés. Mais la communauté a continué son travail.
Fin mai, Odessa est devenue le point de plusieurs visites internationales.
Le 31 mai 2026, l’ambassadeur d’Israël en Ukraine, Michaël Brodsky, a visité la communauté juive d’Odessa. Sa visite était liée à la traditionnelle fin de l’année scolaire au lycée «Or Avner» — une fête que l’on appelle en Ukraine «dernier appel».
En temps normal, cette cérémonie se déroule dans la cour de l’école. Mais après la frappe russe et dans un contexte de menaces sécuritaires, l’événement a été déplacé dans un espace protégé. Pour les enfants, ce n’était pas seulement une fête scolaire, mais un moment de retour à la vie normale après une nuit où l’abri leur a littéralement sauvé la vie.
La veille, le 30 mai 2026, l’ambassadeur d’Allemagne en Ukraine, Heiko Toms, a visité la communauté. Il a rencontré le rabbin d’Odessa et du sud de l’Ukraine, Avraham Wolff, des représentants de la communauté et des enfants de «Mishpaha Ukraine». L’aide aux enfants, la sécurité et la reconstruction des infrastructures endommagées étaient au centre des discussions.
Ces mêmes jours, lors du Black Sea Security Forum, qui s’est tenu à Odessa du 29 au 31 mai 2026, la communauté juive a été visitée par le lord britannique Henry Byron Davies, baron Davies de Gower. Il est arrivé à la synagogue historique centrale de Habad, a rencontré le rabbin Avraham Wolff et a discuté de la situation de la communauté, des questions d’antisémitisme et de la sécurité des institutions juives en temps de guerre.
Dans l’article de Israel Hayom, cette histoire est présentée comme un exemple de solidarité internationale inhabituelle : Israël, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont montré leur attention à la communauté juive d’Ukraine non pas par des déclarations générales, mais par des visites concrètes, des rencontres et des promesses d’aide.
Pour Israël, ce sujet a une signification particulière. Odessa n’est pas seulement une ville ukrainienne sur la mer Noire. C’est l’un des centres historiques de la vie juive en Europe de l’Est, une ville liée à la culture juive, à la tradition religieuse, au mouvement sioniste, à la littérature et aux destins de nombreuses familles dont les descendants vivent aujourd’hui en Israël.
C’est pourquoi la frappe sur l’école juive et l’orphelinat à Odessa n’est pas seulement une nouvelle ukrainienne. C’est une histoire d’enfants, de communauté, de mémoire, de sécurité et de lien entre Israël et les Juifs d’Ukraine.
Il est particulièrement important de noter qu’il ne s’agit pas du passé, mais du présent. À Odessa, les écoles juives, les orphelinats, les synagogues, les projets humanitaires et les structures communautaires continuent de fonctionner. Ils le font dans des conditions de menaces constantes, d’attaques russes et de destructions, mais ne cessent pas leur travail éducatif et social.
C’est pourquoi la publication de Israel Hayom est importante pour le public israélien. Elle montre que la guerre de la Russie contre l’Ukraine ne concerne pas seulement le front, la diplomatie et la grande politique. Elle touche des familles juives concrètes, des enfants, des enseignants, des rabbins, des éducateurs et des communautés qui tentent de préserver la vie, l’éducation et la tradition là où chaque jour peut commencer par une sirène.
L’histoire d’Odessa après la frappe du 30 avril 2026 est celle de 124 enfants qui ont réussi à descendre dans un abri, de l’école qui a continué à fonctionner malgré les destructions et du soutien international qui est devenu pour la communauté non pas un symbole, mais un véritable soutien moral.
Pour Israël, la question principale est simple : voyons-nous les Juifs ukrainiens seulement comme une partie d’une diaspora lointaine — ou comme une communauté avec laquelle nous partageons une histoire, une responsabilité et une solidarité humaine.