NAnews – Nikk.Agency Actualités Israël

Dans le cadre des nouvelles négociations au Caire, le Hamas se prépare à un geste qui semble extérieurement être une concession politique sérieuse : le démantèlement de la structure qui, pendant près de 20 ans, a joué le rôle de gouvernement de facto dans la bande de Gaza.

Il s’agit du soi-disant « Comité de contrôle du gouvernement » — un organe par lequel le Hamas, après avoir pris le pouvoir à Gaza, a maintenu l’administration civile de l’enclave.

Selon les rapports du journal saoudien « Asharq Al-Awsat », qui ont été relayés par les médias israéliens et régionaux les 5 et 6 juillet 2026, le mouvement a l’intention de dégager la voie pour transférer les pouvoirs administratifs au Comité national de gestion de Gaza — une structure technocratique dirigée par le docteur Ali Shaat.

Mais pour Israël, la question principale n’est pas de savoir si le Hamas retirera une enseigne et transférera quelques bureaux à de nouveaux fonctionnaires.

La question principale est de savoir qui contrôlera les armes, la sécurité, les frontières, la reconstruction et les véritables centres de pouvoir à l’intérieur de Gaza.

Pourquoi le Hamas parle-t-il de dissolution

Selon les données publiées le 6 juillet 2026, le Hamas a déjà fait le premier pas vers la dissolution de son gouvernement de facto : il s’agit du démantèlement de l’organe qui a assuré pendant de nombreuses années la gestion administrative du secteur. Ce geste est présenté comme une préparation au transfert des pouvoirs à un comité de technocrates dirigé par Ali Shaat.

Formellement, la logique est simple : si le Comité national doit entrer à Gaza, l’ancienne structure du Hamas doit faire place.

Les déclarations liées à ce processus parlent de la création d’une équipe nationale avec la participation de structures gouvernementales, de factions palestiniennes et de personnalités indépendantes. Elle est chargée de faciliter le transfert des responsabilités administratives au nouveau comité.

Cependant, même dans ces formulations, il y a une réserve importante.

Le Hamas ne parle pas de la disparition totale de son influence, mais du transfert des fonctions civiles. En même temps, les employés techniques et professionnels doivent rester en place pour maintenir le fonctionnement des services et la gestion quotidienne du secteur.

Pour le public israélien, c’est un point fondamental. Si seule l’enveloppe administrative change, mais que le contrôle militaire, les armes et les structures clandestines restent les mêmes, il ne s’agit pas de la fin du pouvoir du Hamas, mais d’une nouvelle forme.

Qui est Ali Shaat et pourquoi un comité de technocrates est-il nécessaire

Ali Shaat est un technocrate palestinien et ingénieur civil, à qui a été confié en janvier 2026 le rôle de chef du Comité national de gestion de Gaza. Ce comité doit s’occuper des affaires civiles : services municipaux, eau, santé, éducation, infrastructures, finances et reconstruction.

Sur le papier, ce schéma ressemble à une tentative de remplacer le pouvoir d’un groupe terroriste par une administration civile.

En pratique, toute la construction repose sur une question : qui obligera le Hamas à renoncer non pas aux bureaux, mais aux armes.

C’est pourquoi la dissolution de l’ancien comité ne peut pas être automatiquement considérée comme la fin du pouvoir du Hamas à Gaza. Pour Israël, ce qui importe, ce n’est pas la façade administrative, mais le contenu réel : qui contrôle les groupes armés, les tunnels, les dépôts, la sécurité intérieure et la capacité de menacer à nouveau le sud du pays.

Les négociations du Caire et le débat sur le désarmement

Au Caire, les négociations sur la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza doivent se poursuivre dans les prochains jours. Elles impliquent le Hamas et d’autres groupes palestiniens, ainsi que des médiateurs qui tentent de réduire les divergences autour de la deuxième phase de l’accord.

Le thème central est le désarmement du Hamas et d’autres groupes armés.

Le Hamas insiste sur une approche progressive et exige de lier la question des armes au retrait des forces israéliennes du secteur. En substance, le mouvement tente de déplacer la discussion de la « démilitarisation d’abord » vers un long marchandage politique : concessions partielles, garanties, étapes, formules internationales et pression sur Israël.

C’est à cet endroit que, pour le lecteur israélien, l’important n’est pas le titre sur la « dissolution du gouvernement », mais le mécanisme de contrôle.

NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère ces nouvelles non pas comme une intrigue diplomatique isolée, mais comme une question de sécurité pour le sud d’Israël, les habitants des zones frontalières, l’avenir des otages, la reconstruction de Gaza et la capacité d’Israël à prévenir la répétition de la catastrophe du 7 octobre.

Si le Hamas conserve ses armes, toutes les nouvelles structures administratives ne deviennent pas une alternative au pouvoir terroriste, mais un écran possible pour sa survie.

Le document du Hamas et le calcul sur les élections en Israël

La chaîne israélienne Kan a rapporté le 5 juillet 2026 un document interne du Hamas, dans lequel le mouvement analyse les négociations à travers le prisme de la politique israélienne. Selon la chaîne, le Hamas estime que le Premier ministre Benjamin Netanyahu lui-même retarde le processus, car il voit dans toute concession substantielle sur Gaza une menace pour sa coalition et son avenir politique.

De cela, le Hamas conclut : si Israël gagne du temps, le mouvement doit faire de même.

C’est un détail important.

Le Hamas ne ressemble pas à une organisation prête à quitter volontairement la scène historique. Il essaie plutôt de comprendre quel format lui permettra de survivre à l’étape actuelle, d’attendre un changement de situation politique en Israël et de préserver le noyau de son influence.

Pour Israël, cette logique est aussi dangereuse qu’un refus ouvert de désarmement. Si les négociations se transforment en un jeu de temps, chaque semaine peut ne pas travailler pour la paix, mais pour la restauration des canaux d’influence du Hamas à l’intérieur de Gaza.

La position d’Israël : reconstruction seulement après démilitarisation

Benjamin Netanyahu a déclaré lors d’une réunion du gouvernement le 5 juillet 2026 qu’Israël ne permettra pas la reconstruction de Gaza sans le désarmement du Hamas et la démilitarisation du secteur. Il a rejeté les informations selon lesquelles les États-Unis exigeraient prétendument de poursuivre les travaux de reconstruction même si le Hamas n’est pas désarmé.

La formule de Netanyahu est dure : il n’y aura pas de reconstruction de Gaza sans le démantèlement de l’infrastructure militaire.

Le Premier ministre a également déclaré que les habitants de Gaza souhaitant quitter le secteur devraient avoir cette possibilité, et ceux qui restent ne devraient pas représenter une menace pour Israël. Il a souligné séparément qu’Israël continuera de maintenir des zones de sécurité à l’intérieur de Gaza.

Pour Israël, ce n’est pas un détail secondaire, mais la base de toute l’architecture d’après-guerre.

Si les structures internationales obtiennent le droit de s’occuper de la reconstruction, mais que le Hamas conserve sa force militaire, Israël risque de retrouver le même problème dans un nouvel emballage : de l’argent pour la reconstruction, des comités civils, des déclarations diplomatiques — et parallèlement un réseau armé qui attendra le prochain moment opportun.

Ce que cela signifie pour Israël

Actuellement, autour de Gaza, ce n’est pas la fin de la guerre qui se dessine, mais une nouvelle phase de lutte pour l’ordre d’après-guerre.

Une partie tente de présenter la dissolution du gouvernement de facto du Hamas comme un pas vers une administration civile et un contrôle international. L’autre partie — Israël — exige que toute discussion sur la reconstruction soit liée à une véritable démilitarisation, et non à un remplacement cosmétique des fonctionnaires.

Pour les habitants de Sderot, Ashkelon, Netivot, des kibboutzim autour de Gaza et de tout le sud d’Israël, ce n’est pas une diplomatie abstraite. De l’issue du débat sur le désarmement dépendra si la frontière sera calme ou se transformera à nouveau en ligne d’attente pour la prochaine attaque.

C’est pourquoi le test principal des prochaines semaines ne sera pas de savoir si le Hamas annoncera la dissolution de son gouvernement.

Le test principal sera de savoir si quelqu’un pourra obtenir que le Hamas cesse d’être un pouvoir armé à Gaza.

הצהרת נגישות / Заява про доступність / Заявление о доступности / Accessibility Statement / Déclaration d’accessibilité