Des nouvelles : « Le président des États-Unis Donald Trump, parmi les 49 invitations au ‘Conseil de la Paix’, a également envoyé une invitation au président russe Poutine ».
Les journalistes ont nommé les chirurgiens russes qui auraient pu graver l’inscription « Gloire à la Russie » et la lettre Z sur le corps du prisonnier de guerre ukrainien Andriy Pereverzev lors d’une opération à l’hôpital de Donetsk occupé.
C’est ce que rapportent « Schémas ».
Selon les enquêteurs, il s’agit de chirurgiens de Krasnodar — Yuri Kuznetsov et Andrey Kryachko. Comme le soulignent les journalistes, depuis le début de l’invasion à grande échelle, ils se rendent régulièrement à Donetsk occupé, apportent de « l’aide humanitaire » et participent à des opérations.
L’histoire du militaire ukrainien, sur le corps duquel l’inscription « Gloire à la Russie » a été gravée pendant la captivité russe, est devenue l’un des épisodes les plus documentés et en même temps les plus difficiles de mauvais traitements envers les prisonniers de guerre pendant la guerre. Il ne s’agit pas de violence spontanée, mais d’un acte froid et délibéré, commis dans un établissement médical, pendant une opération, lorsque la personne était sous anesthésie et ne pouvait pas résister.
Qui a souffert et comment les événements se sont déroulés

La victime est Andriy Pereverzev, militaire des Forces armées ukrainiennes.
- Printemps 2023 — Pereverzev reçoit une grave blessure par éclats et est capturé par les Russes.
- 2023–2024 — détention dans des lieux de captivité illégale, transfert, traitement chirurgical.
- Février 2024 — opération sur le territoire temporairement occupé de la région de Donetsk.
- Été 2024 — retour en Ukraine dans le cadre d’un échange de prisonniers et documentation des traces de torture par des médecins ukrainiens.
Après son retour, il a été hospitalisé, où les médecins ont officiellement documenté l’inscription « Gloire à la Russie » et le symbole « Z » comme résultat d’une action intentionnelle.
Où l’inscription pourrait-elle avoir été faite
Il s’est avéré que l’inscription sur le corps du prisonnier a été faite lors de l’opération du 24 février 2024 dans le plus grand hôpital du Donbass occupé — le « Complexe médical territorial clinique de Donetsk » (DOKTMO). C’est précisément dans cet établissement médical, selon les journalistes, que Kuznetsov et Kryachko se rendent régulièrement avec des collègues du groupe dit « Amis de la médecine du Donbass », qui comprend environ deux douzaines de médecins russes de différentes régions.
L’enquête indique que les preuves recueillies peuvent indiquer que Kuznetsov et Kryachko étaient au DOKTMO le jour même où Pereverzev a été opéré, et c’est alors que l’inscription aurait pu être gravée sur son corps.
Les médecins ukrainiens ont établi :
l’inscription a été faite pendant l’opération, lorsque le prisonnier de guerre était sous anesthésie. La nature de la cicatrice exclut une blessure accidentelle ou une conséquence d’une blessure de combat. C’était une action délibérée utilisant un instrument médical.
Exécutants possibles : pourquoi l’enquête pointe-t-elle vers des médecins spécifiques
Au début de 2026, l’enquête TSN a nommé deux chirurgiens russes qui pourraient être impliqués dans cet épisode :
- Yuri Kuznetsov
- Andrey Kryachko
Il est important de souligner : il s’agit d’une identification journalistique, et non d’un verdict judiciaire. Cependant, l’enquête repose sur un ensemble de faits difficiles à ignorer.
Premièrement, il y a une correspondance entre le temps et le lieu. L’opération est datée de février 2024 — c’est précisément à cette période que les deux chirurgiens, selon des sources ouvertes et des publications, se trouvaient sur le territoire temporairement occupé de la région de Donetsk.
Deuxièmement, leur présence physique à Donetsk est documentée. Les deux médecins s’y sont rendus à plusieurs reprises dans le cadre de missions officielles et ont participé à des interventions chirurgicales.
Troisièmement, leur profil professionnel. Ce sont des chirurgiens ayant un accès direct aux salles d’opération et aux instruments. Les médecins ukrainiens soulignent : l’inscription n’a pu être faite que par du personnel médical, et non par des gardes ou des tiers.
Quatrièmement, le contexte idéologique est important. Dans les documents publics de ces médecins, une loyauté envers la rhétorique militaire de la Russie et une participation au travail sur les territoires occupés ont été constatées. Ce n’est pas une preuve de culpabilité, mais un environnement où une telle action cesse d’être perçue comme inacceptable.
Expertise médicale après la libération
Après son retour en Ukraine, Pereverzev a été examiné par des chirurgiens ukrainiens et des experts médico-légaux.
Il a été établi :
- la cicatrice présente des signes d’intervention chirurgicale ou thermique intentionnelle;
- la blessure a été infligée pendant l’opération, et non après la guérison;
- elle n’avait pas de but thérapeutique et n’était pas liée à une nécessité médicale.
Toutes les traces ont été documentées avant le début des procédures de réduction de la visibilité des cicatrices.
Qu’est-ce qui doit se passer dans la tête d’une personne pour faire cela
C’est ici que la chronologie sèche cesse d’être suffisante.
Pour graver une inscription sur le corps d’une personne vivante, sous anesthésie, il ne suffit pas d’être endurci. Il faut suivre un chemin intérieur de déshumanisation.
Ce n’est pas une explosion de colère.
Ce n’est pas le chaos de la bataille.
Ce ne sont pas les « émotions de la guerre ».
C’est une action calme et délibérée, où :
- le patient cesse d’être une personne et devient une surface;
- le médecin cesse d’être un médecin et devient un porteur d’idéologie;
- l’opération devient un outil d’humiliation.
L’inscription n’a aucune utilité militaire. Elle ne soigne pas, ne sauve pas, n’influence pas le résultat des combats. C’est une marque, laissée intentionnellement — pour humilier, intimider, laisser une trace de « pouvoir » sur le corps d’un être sans défense.
Il est particulièrement effrayant que cela ait été fait au moment de la vulnérabilité maximale — lorsque la personne ne peut pas se défendre et même comprendre ce qui se passe.
Pourquoi cela dépasse les limites de la « cruauté ordinaire de la guerre »
La guerre connaît la violence.
Mais la torture médicale est une frontière distincte.
Quand une arme est dans les mains d’un soldat — c’est la guerre.
Quand un scalpel est utilisé comme moyen d’humiliation — c’est la destruction des principes fondamentaux de la civilisation.
Ici, tout est violé en même temps :
- l’éthique médicale;
- les Conventions de Genève;
- la conception fondamentale de la dignité humaine.
Perspective juridique
La partie ukrainienne qualifie cet événement de crime de guerre et de violation du droit humanitaire international. Ces crimes n’ont pas de délai de prescription.
Même si les cicatrices deviennent moins visibles avec le temps, les faits, les noms, les dates et les conclusions médicales sont déjà documentés. L’histoire ne disparaîtra pas.
Contexte politique et juridique : enquête sur la torture, « Conseil de la Paix » et statut de Poutine
La publication de l’enquête avec les noms des chirurgiens russes qui pourraient être impliqués dans la torture médicale d’un prisonnier de guerre ukrainien a coïncidé avec un événement de niveau international.
Le président des États-Unis Donald Trump a envoyé des invitations à 49 dirigeants mondiaux pour participer à un nouveau format international — le soi-disant « Conseil de la Paix ». Parmi les invités se trouvait également le président russe Vladimir Poutine.
Formellement, ces événements ne sont pas liés entre eux. Cependant, en réalité, ils existent dans le même espace temporel et politique — et c’est précisément cela qui crée un contraste aigu. Alors que les journalistes nomment des noms spécifiques de possibles auteurs de torture médicale, et que les médecins et experts ukrainiens documentent le fait de la mutilation intentionnelle d’un prisonnier de guerre, le chef de l’État sous la juridiction duquel de tels crimes se produisent reçoit une invitation diplomatique à un format présenté comme une plateforme de discussion pour la paix.
Ce contraste est renforcé par le fait que Poutine a déjà un statut internationalement reconnu. Depuis mars 2023, il est sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale pour des accusations de crimes de guerre liés à la déportation illégale et au transfert forcé d’enfants ukrainiens.
Il ne s’agit pas d’une évaluation politique ni de rhétorique. C’est une décision d’un organe judiciaire international, signifiant que Poutine est une personne officiellement recherchée par la justice internationale. Dans ce contexte, inviter une telle personne dans une structure appelée « Conseil de la Paix » soulève inévitablement la question : est-il possible de parler de paix sans réponse pour les crimes déjà documentés — y compris la torture des prisonniers de guerre.
Note juridique
Pourquoi l’affaire de la torture relève directement des Conventions de Genève
Les Conventions de Genève de 1949 et leurs Protocoles additionnels interdisent expressément la torture, les mauvais traitements et l’infliction intentionnelle de souffrances physiques aux prisonniers de guerre. Cela s’applique non seulement aux interrogatoires ou aux conditions de détention, mais aussi à toute action commise dans des établissements médicaux.
Il est souligné séparément : un prisonnier de guerre a droit à des soins médicaux exclusivement à des fins thérapeutiques. L’utilisation d’une intervention chirurgicale pour humilier, marquer ou envoyer un « message » idéologique est une violation flagrante du droit humanitaire international.
Le droit international consacre également le principe de responsabilité de commandement. Cela signifie que la responsabilité incombe non seulement aux exécutants directs, mais aussi aux personnes qui :
- ont permis la systématisation de tels crimes,
- ne les ont pas empêchés,
- n’ont pas assuré l’enquête et la punition des coupables.
Les crimes de guerre, y compris la torture des prisonniers de guerre, n’ont pas de délai de prescription. Ils doivent être enquêtés indépendamment du temps, des circonstances politiques et des processus diplomatiques en cours.
Pourquoi cette affaire concerne plus d’une personne
Ce cas est important non seulement en raison du sort d’un militaire ukrainien.
Il montre ce que devient la société et le système, si :
- le médecin cesse d’être un médecin;
- l’hôpital cesse d’être un lieu d’aide;
- la captivité cesse d’être un statut protégé.
C’est pourquoi de telles histoires doivent être appelées par leur nom — sans adoucissements, sans euphémismes et sans tentatives de « comprendre les deux côtés ».
NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency continue de suivre le développement de l’enquête et la publication de nouvelles données sur cette affaire.
