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À Jérusalem, la Knesset d’Israël a voté le 11 novembre 2025 pour l’un des projets de loi les plus controversés des dernières années — l’introduction de la peine de mort obligatoire pour les terroristes ayant tué des citoyens du pays. L’initiatrice du document est la députée Limor Son Har-Melech du parti Otzma Yehudit, connu pour sa position ferme sur les questions de sécurité nationale. Lors de la première lecture, le projet de loi a été soutenu par 39 députés, 16 ont voté contre.

Ce qui change dans le droit israélien

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Le projet de loi prévoit que la peine de mort sera obligatoire pour ceux qui ont commis un meurtre sur fond de haine nationale ou religieuse. La décision sur la peine pourra être prise par les tribunaux militaires opérant sur le territoire de la Cisjordanie, et une majorité des voix des juges suffira.
De plus, l’ancienne norme permettant aux commandants militaires d’atténuer la sentence est abolie. Cela signifie qu’une fois prononcée, la sentence ne pourra être modifiée ou remplacée par une peine de réclusion à perpétuité.

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Résonance politique et sociale

L’initiative a suscité une vive réaction dans la société israélienne. Les représentants de l’opposition et des organisations de défense des droits de l’homme ont déclaré que la loi crée un risque de discrimination et sera principalement appliquée aux terroristes arabes ayant tué des juifs, mais pas l’inverse.
Dans l’histoire d’Israël, la peine de mort n’a été appliquée qu’une seule fois — en 1962, lorsque le criminel nazi Adolf Eichmann a été pendu. Depuis lors, aucune affaire n’a conduit à une telle mesure de punition, et maintenant la discussion ramène le pays à une question morale complexe — où se situe la frontière entre justice et vengeance.

Arguments des partisans et des opposants

L’auteur du projet de loi, Limor Son Har-Melech, l’a qualifié de «pas nécessaire vers la justice et la protection des Israéliens». Selon elle, «celui qui lève la main sur les citoyens d’Israël doit savoir qu’il ne pourra échapper à la rétribution». Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a également soutenu l’initiative, déclarant qu’il s’agit d’une «question de dignité nationale et de protection du droit du peuple à la vie».

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L’opposition avertit des possibles flambées de violence et des complications diplomatiques. Les dirigeants des partis de gauche ont rappelé que la peine de mort pourrait entrer en contradiction avec la Loi fondamentale sur la dignité humaine et la liberté, et devenir un sujet d’examen par la Cour suprême.

Et après

Après la première lecture, le projet de loi est envoyé au comité compétent de la Knesset, où il sera soumis à un examen détaillé et à une expertise juridique. À venir — les deuxième et troisième lectures, qui détermineront définitivement le sort de l’initiative.

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Si le document est adopté, Israël reviendra pour la première fois depuis plus de soixante ans à la pratique de la peine de mort. Cette étape deviendra un symbole de changement dans la politique nationale de sécurité — et peut-être une nouvelle frontière dans la conscience juridique israélienne.

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