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L’agence d’État russe TASS a publié le 21 janvier 2026 un article intitulé « TASS : des balles israéliennes trouvées dans les corps des enfants tués en Iran » sur la mort d’enfants lors des manifestations en Iran. Le texte est présenté comme une « nouvelle », mais repose entièrement sur les affirmations d’une source anonyme au sein des forces de sécurité iraniennes.

La publication de TASS sur les « balles israéliennes » prétendument trouvées dans les corps des enfants tués lors des manifestations en Iran semblerait être une autre provocation propagandiste. Mais elle n’était pas isolée. Presque simultanément, Moscou a envoyé un deuxième signal — un geste diplomatique démonstratif à l’adresse d’Israël.

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D’abord — ce que TASS a exactement écrit, sans paraphrases ni ajouts.

« Des balles de combat israéliennes ont été trouvées dans les corps des enfants tués lors des manifestations en Iran. Cela a été confirmé par une expertise médico-légale, a déclaré à TASS une source au sein des forces de sécurité iraniennes ».

« C’était une fillette de huit ans d’Ispahan… L’expertise médico-légale a montré que les balles étaient des balles de combat israéliennes », a noté l’interlocuteur de l’agence.

« Le soir du 7 janvier 2026 à Kermanshah, la petite Melina Asadi, âgée de trois ans… sur le chemin du retour, elle a soudainement été prise pour cible par des terroristes et est décédée », a rapporté la source.

C’est là que s’arrête la matière factuelle.
Le texte ne contient pas de noms d’experts, de noms de laboratoires, de types de munitions, de balistique, ni de preuves photographiques ou documentaires. Israël n’est pas partie prenante des manifestations iraniennes, mais il est mis en avant dans le titre et transformé en explication de la tragédie.

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Presque en parallèle, le ministère russe des Affaires étrangères a publiquement rapporté une « rencontre » avec l’ambassadeur d’Israël à Moscou — dans un format qui, pour le public interne, est depuis longtemps perçu comme une « convocation ».

Voici mot pour mot ce qui a été publié officiellement :

« Le 23 janvier, la directrice du Département de l’information et de la presse du ministère russe des Affaires étrangères, M.V. Zakharova, a rencontré l’Ambassadeur de l’État d’Israël à Moscou, Oded Yosef ».

« Un échange de vues a eu lieu sur les questions de préservation de la mémoire historique de la Seconde Guerre mondiale et des victimes du nazisme en Europe ».

« Des informations ont été communiquées à O. Yosef sur les efforts déployés par la Russie pour perpétuer l’héroïsme des soldats soviétiques ».

« À l’approche du 27 janvier… les parties ont souligné la nécessité de s’opposer conjointement aux tentatives de réécriture de l’histoire, de nier les crimes du nazisme », avec une référence à la résolution n°60/7 de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies.

Formellement — un langage diplomatique correct.
En réalité — la deuxième partie d’une même construction.

La première partie est émotionnelle et toxique. Par l’intermédiaire de l’agence d’État, Israël est accusé de participation à la mort d’enfants dans un pays étranger.
La deuxième est démonstrative. Moscou montre qu’elle peut à la fois accuser et « parler de haut », en faisant appel à la mémoire de la guerre et de l’Holocauste.

Pour le public interne russe, cela forme une image cohérente :
Israël — suspect.
Israël — objet de pression.
La Russie — arbitre et détentrice de la « vérité historique ».

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Le contexte ukrainien est ici clé, même s’il n’est pas exprimé. La Russie mène une guerre contre l’Ukraine, où des frappes sur des quartiers résidentiels et la mort d’enfants sont documentées. Ce sujet est toxique pour la propagande. C’est pourquoi apparaissent des « enfants étrangers » et des « balles étrangères » — en Iran, avec un coupable extérieur commode. Ainsi, la responsabilité morale est diluée et l’attention est détournée de ses propres actions.

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Et c’est ici que se pose la question principale, que Moscou s’est manifestement déjà posée — et à laquelle elle n’a pas obtenu de réponse : pourquoi Israël se tait.

Qui a entendu l’indignation officielle de Jérusalem concernant la publication ouvertement antisémite de TASS ?
Qui a vu une protestation publique du ministère israélien des Affaires étrangères ?
Qui a entendu une réaction ferme au fait qu’un pays, sans rapport avec les événements, est impliqué dans le meurtre d’enfants ?

La réponse est simple — personne.

Ce silence est perçu à Moscou non pas comme de la retenue diplomatique, mais comme une permission.

C’est pourquoi aujourd’hui, dans le champ médiatique russe, Israël peut être « frappé » impunément — accusé, impliqué, sermonné. Aujourd’hui — des « balles israéliennes » en Iran. Demain — autre chose. Il n’y aura pas de réaction — donc, on peut continuer.

Dans le tandem « TASS + rapport diplomatique », cela ne ressemble plus à une coïncidence, mais à une ligne synchronisée. Accusation plus pression. Émotion plus geste symbolique. Et tout cela — sur fond de guerre contre l’Ukraine, dont il devient de plus en plus difficile pour le Kremlin de détourner le regard de la communauté mondiale.

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Tandis qu’une partie choisit le silence, l’autre s’habitue à une impunité totale — dans les titres, les formulations et les significations. C’est précisément cette norme dangereuse que fixent NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency : ligne par ligne, sans conjectures, mais avec la compréhension de la manière dont la propagande et la diplomatie fonctionnent ensemble.

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