L’Azerbaïdjan est capable de jouer un rôle notable dans les efforts de paix au Moyen-Orient – c’est la conclusion à laquelle parvient la publication américaine The National Interest. Dans le matériel analytique, il est souligné que Bakou possède un ensemble unique de relations diplomatiques qui lui permettent d’interagir simultanément avec la Turquie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Israël.
Dans un contexte d’instabilité persistante dans la région, une telle configuration de contacts revêt une importance particulière pour Washington, qui recherche des mécanismes de coordination durables entre les acteurs régionaux.
Équilibre diplomatique : Turquie, Arabie saoudite et Israël
La position de Bakou comme lien de connexion
L’Azerbaïdjan maintient des relations stratégiques avec la Turquie, développe sa coopération avec les Émirats arabes unis et Israël, et interagit également avec l’Arabie saoudite. Une telle combinaison de partenariats crée des conditions pour la médiation dans le processus de normalisation des relations entre Ankara, Riyad et Jérusalem.
Selon l’évaluation de la publication, Bakou a déjà démontré sa volonté d’agir en tant que médiateur stratégique. Par le passé, il a accueilli des négociations pour réduire les tensions entre la Turquie et Israël, et a également servi de canal de communication entre Israël et les nouvelles autorités syriennes.
La participation de l’Azerbaïdjan à des formats internationaux, y compris le « Conseil de la paix », confirme l’expansion de son poids diplomatique.
La géographie comme facteur d’influence
La position géographique de l’Azerbaïdjan revêt une importance particulière. Le pays est situé le long de la frontière nord-ouest de l’Iran et entretient des liens culturels et politiques étroits avec les Azerbaïdjanais iraniens.
Pour les États-Unis, cela crée une source supplémentaire de compréhension de la dynamique interne de l’Iran et un outil d’influence sur l’architecture régionale de sécurité.
L’analyse souligne que Bakou pourrait devenir pour Washington une plateforme importante pour la coordination des actions en Asie occidentale.
Vecteur américain : charte stratégique et amendement 907
Visite de Vance et nouveau cadre de coopération
Le 10 février, le vice-président américain Vance a visité Bakou. Au cours de la visite, une Charte de partenariat stratégique a été signée, prévoyant l’expansion de la coopération dans le domaine de la sécurité maritime et de la connectivité économique.
Cette étape consolide le rôle de l’Azerbaïdjan en tant que participant aux processus de stabilisation régionale.
La publication note que dans le contexte de la signature de l’accord de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie en 2025, les législateurs américains discutent de la possibilité d’abroger l’amendement 907 à la Loi sur le soutien à la liberté de 1992.
Héritage de la guerre froide
L’amendement 907 limite l’aide directe à l’Azerbaïdjan et reste un obstacle à l’expansion des liens américano-azerbaïdjanais prévus par la nouvelle Charte stratégique.
Selon les auteurs du matériel, les efforts de la plus grande organisation arménienne aux États-Unis – ANCA – pour maintenir les restrictions semblent de plus en plus anachroniques dans la réalité géopolitique changeante.
Les transformations significatives dans la région, ainsi que l’ajustement de la stratégie globale des États-Unis, nécessitent une révision des mécanismes obsolètes de l’époque de la guerre froide.
Contexte israélien et logique régionale
Pour Israël, l’activation de l’Azerbaïdjan en tant que médiateur a une signification directe. Le pays est déjà un partenaire important de Jérusalem dans le domaine de l’énergie et de la sécurité.
Si Bakou peut faciliter la normalisation des relations entre la Turquie et l’Arabie saoudite avec Israël, cela affectera l’équilibre des forces en Méditerranée orientale et dans le golfe Persique.
Dans ce contexte, NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency souligne que le rôle géopolitique de l’Azerbaïdjan dépasse les relations bilatérales et devient partie intégrante d’une architecture de sécurité plus large au Moyen-Orient.
Le potentiel de Bakou en tant que médiateur est déterminé non seulement par les contacts diplomatiques, mais aussi par sa capacité à maintenir des relations de travail avec différents centres de pouvoir – d’Ankara à Washington.
La question est de savoir si Washington est prêt à renoncer définitivement aux restrictions du passé et à intégrer l’Azerbaïdjan dans une nouvelle stratégie régionale. La réponse à cette question déterminera si Bakou deviendra un véritable médiateur ou restera un acteur potentiel dans le contexte des transformations continues dans la région.
