Le 1er février, le maire de Kiev a annoncé la restauration partielle du chauffage dans les immeubles d’habitation de la capitale. La chaleur a commencé à être rétablie après un incident dans le système énergétique de l’Ukraine, qui a laissé des milliers de bâtiments résidentiels sans chauffage pendant la période la plus froide de l’hiver.
Les travaux de rétablissement de l’approvisionnement en chaleur ont duré deux jours sans interruption. Selon les services municipaux, le soir du 31 janvier, 3 419 immeubles résidentiels étaient sans chauffage. Quelques heures plus tard, à 22h35, leur nombre avait diminué à environ 2 600. Au matin du 1er février, la chaleur manquait encore dans environ un millier de bâtiments — un chiffre toujours critique, mais nettement inférieur aux valeurs maximales.
Les autorités municipales soulignent que les services communaux et les énergéticiens travaillent en continu. La tâche principale est de rétablir le plus rapidement possible la chaleur dans les appartements où vivent des familles avec enfants, des personnes âgées et des patients en traitement à domicile. Selon le maire, la priorité est donnée aux quartiers avec la plus forte charge et les réseaux les plus usés.
Dans ce contexte, un froid extrême s’est installé à Kiev. Le matin du 1er février, une température de moins 16 degrés a été enregistrée. Dans la journée, les météorologues prévoient environ moins 13, et la nuit, la température pourrait descendre à moins 20. Dans de telles conditions, même une absence temporaire de chauffage devient un risque sérieux pour la santé et la vie des gens.
Les causes de l’incident vont au-delà d’une simple panne locale. Une défaillance systémique dans le système énergétique s’est produite le 31 janvier et a touché pratiquement toutes les régions du pays. Au cours de la journée et de la soirée, l’approvisionnement en électricité a pu être rétabli, mais les conséquences pour l’approvisionnement en chaleur, surtout dans les grandes villes, se sont avérées plus durables.
L’infrastructure énergétique de l’Ukraine reste l’une des cibles clés des frappes russes depuis le début de la guerre à grande échelle. En janvier, les attaques sur les installations énergétiques ont entraîné des coupures répétées de courant et de chaleur dans différentes régions du pays. Même de courtes interruptions de l’approvisionnement en électricité déclenchent une réaction en chaîne — les pompes s’arrêtent, la pression dans les systèmes chute, et il faut du temps pour redémarrer.
C’est dans ce contexte que de nombreux experts soulignent que ce qui se passe à Kiev n’est pas simplement un incident communal, mais fait partie d’un tableau plus large de la guerre d’usure de l’infrastructure. НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency ont précédemment attiré l’attention sur le fait que la période hivernale rend les frappes énergétiques particulièrement douloureuses pour la population civile, augmentant les risques humanitaires.
Il convient de noter que, selon les rapports de la partie ukrainienne, la Russie a accepté de s’abstenir temporairement de frappes sur Kiev et plusieurs autres régions jusqu’au 1er février à la demande des États-Unis — précisément en raison des fortes gelées. Cependant, même une brève pause n’a pas pu protéger complètement le système des dommages accumulés et des défaillances internes.
Le mille quatre cent trente-huitième jour de guerre a été pour l’Ukraine un autre jour d’épreuves énergétiques. À Kiev et Kharkiv, le métro a été temporairement arrêté, des interruptions de l’approvisionnement en eau ont été signalées dans certains quartiers, et l’absence de chauffage a aggravé des conditions de vie déjà difficiles.
L’infrastructure détruite, les réseaux usés et la menace constante de nouvelles frappes continuent de compliquer le travail des services communaux. Néanmoins, les énergéticiens et les services municipaux soulignent qu’ils font tout leur possible pour stabiliser la situation et rétablir les conditions de vie de base dans les villes ukrainiennes.
Pour des millions d’Ukrainiens, cet hiver est à nouveau une épreuve de résistance. Et chaque bâtiment restauré, chaque chaufferie relancée n’est pas seulement un succès technique, mais une question de survie dans les conditions de guerre continue.
