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Le 19 février 2026, le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, a accordé une interview à la chaîne de télévision «Al-Arabiya», à l’occasion du centenaire des relations diplomatiques entre la Russie et l’Arabie saoudite.

Le prétexte formel est l’anniversaire. Le contenu factuel concerne le Moyen-Orient, Israël, l’Iran et l’Ukraine.

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Les déclarations ont été faites à la veille du quatrième anniversaire de la guerre à grande échelle de la Russie contre l’Ukraine et dans le contexte de la guerre continue d’Israël avec le Hamas.

Ce que Lavrov a dit sur Israël et le Hamas

Diaspora, langue et critique des actions israéliennes

En parlant d’Israël, Lavrov a souligné la présence d’une «énorme diaspora russe, soviétique» et la large diffusion de la langue russe dans le pays.

C’est un accent diplomatique traditionnel de Moscou sur les liens culturels et historiques.

Il a reconnu l’attaque du Hamas contre Israël comme un acte terroriste. Cependant, il est ensuite passé à la critique des actions d’Israël dans la bande de Gaza.

Selon lui, en réponse aux appels de la communauté internationale à respecter le droit humanitaire international et à ne pas utiliser la force contre les civils, «les responsables israéliens, les dirigeants de Tsahal ont ouvertement déclaré qu’il n’y avait pas de civils là-bas».

Lavrov a ajouté : «Ils disent que tout le monde là-bas est un terroriste, à partir de l’âge de trois ans».

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Cette formulation a été entendue comme une accusation contre la direction israélienne d’un usage excessif de la force.

Le Hamas comme «partie de la vie politique»

La partie la plus discutée de l’interview concernait le statut du Hamas.

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Lavrov a déclaré :

«À certains égards, les membres du Hamas sont prêts à chercher des compromis. Israël, à ma connaissance, estime que le Hamas ne devrait pas exister du tout ni comme structure militaire ni comme structure politique. Le Hamas est comme le Hezbollah au Liban – c’est en tout cas une partie de la vie politique».

Cette déclaration sonne comme une reconnaissance de facto de la subjectivité politique du Hamas – une organisation que Israël, les États-Unis et l’Union européenne considèrent comme terroriste.

Du point de vue de la politique de sécurité israélienne, une telle position de Moscou semble être une tentative de légitimer la présence du Hamas dans l’architecture politique future de Gaza.

Iran, programme nucléaire et accusations contre Israël

«Droit souverain à l’enrichissement de l’uranium»

Dans l’interview, Lavrov a déclaré que l’Iran avait le «droit souverain» d’enrichir de l’uranium.

Il a accusé les États-Unis et Israël de frappes sur les installations nucléaires iraniennes qui ont créé un risque d’incident nucléaire et sapé l’autorité de l’Agence internationale de l’énergie atomique et du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Il a également déclaré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu «insiste activement sur des mesures radicales à l’égard de l’Iran, sapant ses droits légitimes».

Du point de vue de la position officielle d’Israël, l’Iran est considéré comme une menace stratégique, et son programme nucléaire comme une menace potentielle pour la sécurité nationale.

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Ainsi, la déclaration de Lavrov s’inscrit dans la ligne de Moscou de soutien à Téhéran et de critique de la stratégie israélienne de dissuasion.

Ukraine et «La Russie ne cherche pas la guerre»

À la veille du quatrième anniversaire

En passant à l’Ukraine, Lavrov a qualifié le «régime de Kiev» de principal obstacle à la résolution du conflit.

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Il a déclaré que la Russie «ne cherche pas et ne veut pas de guerres».

Cette formulation a été entendue quelques jours avant le quatrième anniversaire du début de l’invasion à grande échelle de la Russie en Ukraine en février 2022.

Lavrov a également noté que l’un des thèmes centraux de la Conférence de Munich sur la sécurité était, selon lui, «la nécessité de vaincre la Russie déclarée ennemie».

Dans la même interview, il a qualifié le président finlandais Alexander Stubb de «l’un des principaux dirigeants néonazis».

Cette rhétorique reflète la ligne dure de la diplomatie russe à l’égard des pays de l’UE et de l’OTAN, qui soutiennent activement l’Ukraine.

Ce que ces déclarations signifient pour Israël

Pour Israël, plusieurs aspects sont importants.

Le premier est la position de Moscou sur le Hamas. Si la Russie considère le Hamas comme «une partie de la vie politique», cela renforce la ligne diplomatique des pays qui permettent la participation du mouvement aux processus politiques futurs à Gaza.

Le deuxième est le soutien au droit de l’Iran à l’enrichissement de l’uranium. Dans le contexte des menaces régionales continues, cette position de Moscou affecte directement les intérêts stratégiques d’Israël.

Le troisième est la rhétorique sur la «diaspora russe» en Israël. De telles déclarations sont traditionnellement utilisées par Moscou comme un élément de soft power.

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Dans ce contexte, NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency notent : l’interview de Lavrov unit dans une même logique Israël, l’Iran et l’Ukraine, offrant une version russe de l’équilibre régional.

Contour géopolitique

Moscou renforce ces dernières années ses liens avec Téhéran, y compris la coopération militaro-technique.

En même temps, la Russie maintient des canaux diplomatiques avec Israël.

L’interview de Lavrov montre une tentative de maintenir les deux lignes – tout en critiquant publiquement la politique israélienne à Gaza et en soutenant l’Iran.

En ce qui concerne l’Ukraine, la formule «La Russie ne cherche pas la guerre» a été entendue dans le contexte des combats continus et de la pression des sanctions.

Du point de vue du public international, une telle rhétorique vise à créer une interprétation alternative du conflit.

Conclusion

L’interview de Sergueï Lavrov à la chaîne «Al-Arabiya» est devenue un concentré de la position de politique étrangère russe sur trois directions clés :

Israël et le Hamas.

L’Iran et le programme nucléaire.

L’Ukraine et la guerre.

Les formulations sont dures. Les évaluations sont sans équivoque.

Pour Israël, c’est un signal : Moscou continue de construire une ligne dans laquelle le Hamas n’est pas exclu du champ politique, l’Iran conserve ses «droits souverains», et la responsabilité de la guerre en Ukraine est imputée à Kiev et à l’Occident.

Comment cela affectera la dynamique régionale – les prochains mois le montreront.

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