La capitale du Venezuela s’est retrouvée au centre d’une escalade brutale et inquiétante. Dans la nuit du 3 janvier, une série de puissantes explosions a retenti à Caracas. Presque simultanément, Donald Trump a fait une déclaration retentissante selon laquelle les États-Unis auraient « capturé et emmené » Nicolás Maduro et son épouse. Ces mots ont immédiatement jeté de l’huile sur le feu et transformé les événements locaux en une crise internationale.
Selon Associated Press et Reuters, vers deux heures du matin, heure locale, des explosions intenses ont commencé dans la ville. Des témoins ont signalé des survols d’aviation au-dessus de la capitale. Dans les quartiers sud de Caracas, où se trouve l’une des principales bases militaires, l’électricité a été coupée. Les réseaux sociaux ont été inondés de vidéos de flashs, de sirènes et de l’évacuation des gens dans les rues.
Les explosions les plus fortes, selon les témoignages des habitants locaux, ont été entendues dans le quartier de Fuerte Tiuna — un complexe stratégique où se trouve le haut commandement militaire du Venezuela. The New York Times, citant des sources, indique qu’une des frappes pourrait avoir été effectuée près de la maison du ministre de la Défense Vladimir Padrino López, mais il n’y a pas de confirmation officielle de cette information.
La géographie des événements s’est avérée plus large qu’un seul point sur la carte. Des explosions ont également été enregistrées dans la zone de l’aérodrome militaire Generalissimo Francisco de Miranda, connu sous le nom de La Carlota. Selon CNN, des incidents similaires se sont produits dans l’État de La Guaira au nord du pays, ce qui indique un caractère coordonné des actions.
Un impact particulier a été provoqué par les images d’un incendie dans le bâtiment de Cuartel de la Montaña — un complexe militaire-historique et mausolée de Hugo Chávez. Cet objet a une signification symbolique pour le régime et les partisans de la révolution bolivarienne, et son endommagement est devenu un puissant signal politique.
Les autorités vénézuéliennes ont presque immédiatement imputé la responsabilité de ce qui s’est passé aux États-Unis. Dans une déclaration du ministère de l’Information, il est question d’une « attaque coordonnée » sur des objets civils et militaires à Caracas, ainsi que dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira. L’objectif, selon Caracas, est la capture des ressources stratégiques du pays — principalement le pétrole et les minéraux — et la subversion de la souveraineté politique.
Nicolás Maduro a déclaré l’état d’urgence dans le pays, invoquant des « perturbations extérieures ». Cette mesure élargit les pouvoirs des autorités, y compris la mobilisation des ressources et le renforcement du contrôle des médias. Le gouvernement a également appelé la population et les forces de sécurité à résister à ce qu’il a qualifié d’« attaque impérialiste » américaine.
Du côté des États-Unis, les commentaires officiels restent réservés. Selon CBS News, l’ordre de mener l’opération aurait été donné par Donald Trump, ce que confirment des sources de Fox News. La Maison Blanche s’abstient publiquement de déclarations détaillées, mais une source au Pentagone a confirmé le fait des explosions, sans en révéler les causes et les objectifs.
Le contexte des dernières semaines ne fait qu’accentuer la tension. Début décembre, les États-Unis ont porté un premier coup à un site sur le territoire vénézuélien lié à l’infrastructure portuaire. Avant cela, des attaques ont été enregistrées contre des navires soupçonnés de transporter de la drogue. Selon CBS News, Trump a donné l’autorisation pour une opération élargie quelques jours avant les événements actuels. Une frappe pendant les jours de Noël avait été envisagée, mais elle a été reportée.
L’ironie particulière de la situation est soulignée par le fait que quelques heures seulement avant les explosions, Maduro déclarait être prêt à coopérer avec les États-Unis. Il qualifiait le peuple vénézuélien d’« ami des Américains » et parlait de lutte commune contre le trafic de drogue. Ces mots ont rapidement perdu de leur pertinence.
Au cours des six derniers mois, les États-Unis ont considérablement renforcé leur présence militaire au large des côtes du Venezuela. Les frappes sur les petits navires, commencées dès 2025, ont entraîné des victimes parmi la population civile et sont devenues une source de tension constante. Donald Trump avait auparavant accusé à plusieurs reprises les autorités vénézuéliennes de « narco-terrorisme » et avait clairement laissé entendre que le maintien de Maduro au pouvoir entraînerait de lourdes conséquences.
La nuit des explosions à Caracas est devenue un nouveau point de départ. Il reste incertain ce qui, parmi les déclarations, fait partie de la guerre de l’information et ce qui constitue un véritable changement dans l’équilibre des forces. Mais une chose est claire : le Venezuela est entré dans une phase où chaque action peut avoir des conséquences régionales et mondiales. Le développement de la situation et son impact sur la sécurité internationale sont suivis par NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency.
