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Le 11 février 2026, le Ministère des Affaires Religieuses a publié un avis standard d’inscription aux examens du Grand Rabbinat d’Israël. Formellement, c’est une routine, un ensemble habituel, une bureaucratie familière.

Mais le texte contenait quelque chose qui, il n’y a pas si longtemps, était considéré comme impossible : non seulement les hommes peuvent soumettre des documents.

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La nouvelle a été décrite en détail pour la première fois par Haaretz. Pour un système qui a maintenu le statu quo pendant des décennies, ce n’est pas une correction cosmétique, mais un changement institutionnel.

Et oui, il ne s’agit pas de dire que demain, dans les yeshivas ultra-orthodoxes, on commencera à délivrer des certificats de rabbin aux femmes. Il s’agit de l’examen d’État et du diplôme officiel, qui a une force juridique.

Pourquoi le certificat de rabbin concerne la carrière et l’argent

La réalité israélienne est organisée différemment de ce que beaucoup pensent en dehors du pays. Le document délivré par le rabbinat n’est pas seulement un statut religieux.

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Après les changements législatifs, le diplôme est équivalent à un diplôme académique. Il doit être pris en compte lors des concours, des nominations, de la détermination des postes et du niveau de salaire.

C’est pourquoi il y a tant de tension autour de l’accès formel aux examens.

La loi qui a tout déclenché

Un rôle clé a été joué par la réforme menée en 2019 par le ministre de l’Intérieur de l’époque Aryeh Deri. Les certificats rabbiniques ont acquis un poids étatique.

Sur le marché du travail, des annonces sont apparues qui auraient autrefois semblé être une blague : un spécialiste est requis – une alternative, un rabbin.

Pour les hommes, cela est devenu un ascenseur supplémentaire. Pour les femmes, une porte fermée.

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Six recours et six ans d’attente

Immédiatement après l’adoption de la loi, un groupe de candidates, étudiant le judaïsme dans des structures religieuses académiques et libérales, s’est adressé à la Cour suprême. La formulation était directe : l’État accorde des bonus, mais refuse l’accès sur la base du genre.

Le processus a duré des années.

Les défendeurs ont utilisé chaque possibilité procédurale pour ne pas prendre de décision sur le fond. Les audiences ont été reportées, les positions clarifiées, les délais déplacés.

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En été, le tribunal a finalement tranché : le refus d’admettre les femmes a été reconnu comme une discrimination. L’État est obligé de fournir la possibilité de passer les examens et, en cas de succès, de délivrer un diplôme.

Dans le milieu professionnel, on disait alors prudemment : l’exécution sera plus difficile que le verdict lui-même.

Tentatives de report

Après la décision, des manœuvres administratives ont commencé. Les examens prévus pour novembre ont été annulés. Puis déplacés.

Les arguments variaient, mais le sens était le même – gagner du temps.

Entre-temps, pour le système juridique, la question était déjà réglée.

À ce moment-là, le débat était suivi de près dans les médias, y compris par NAnews – Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, car les conséquences dépassent largement les institutions religieuses. C’est une histoire d’accès aux opportunités étatiques, donc de mobilité sociale.

Qui viendra à l’examen

Sur les six candidates initiales, une seule est arrivée à l’étape finale. Sarah Segal-Katz, 46 ans.

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C’est elle qui se prépare actuellement à passer la procédure et pourrait devenir la première femme à recevoir un diplôme officiel de rabbin du rabbinat d’État.

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Le simple fait de son admission change déjà le système de coordonnées. Même si le nombre de femmes dans les prochaines années est unique, un précédent est créé.

Ensuite commencera la phase pratique : comment les documents seront-ils traités, quels postes deviendront réels pour elles, comment réagiront les institutions où le certificat rabbinique donne des avantages.

Les réponses à ces questions détermineront à quel point le tournant actuel sera profond.

Mais la frontière formelle est déjà franchie.

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