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«Avec un ami comme Poutine, pas besoin d’ennemis», résume ironiquement The Times, décrivant une série d’événements où la Russie a préféré la distance à l’intervention. L’armée rebelle syrienne est entrée à Damas, Bachar al-Assad a été écarté du pouvoir, et Moscou — autrefois garant de sa survie — s’est contentée d’une observation silencieuse.

Parallèlement, au Venezuela, des unités d’élite américaines ont mené une opération pour capturer Nicolás Maduro. La réponse du Kremlin s’est limitée à des déclarations sur le «néocolonialisme». L’Iran, où la pression des manifestations de rue augmentait, n’a pas non plus reçu de soutien réel. Le schéma se répète : des paroles fortes, mais pas d’actions.

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Échecs géopolitiques
Malgré le partenariat stratégique annoncé avec Téhéran, la Russie ne se précipite pas à prendre des risques. Lorsque Israël a frappé des cibles iraniennes, Moscou a choisi la neutralité. Cette prudence sape l’idée même d’une alliance anti-occidentale que Poutine a promue pendant des années : les alliés voient les limites de la volonté du Kremlin d’aller jusqu’au bout.

Les événements au Venezuela ont révélé une autre couche vulnérable. Les systèmes de défense aérienne russes — S-300 et «Buk-M2» — ont montré une faible préparation aux opérations modernes. Cela a porté un coup douloureux à la réputation de Moscou en tant que fournisseur de «protection fiable». Des sources proches du gouvernement russe admettent : après le Venezuela, vendre l’image d’un bouclier technologique sera plus difficile.

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Contraintes de ressources
La raison n’est pas seulement la volonté politique. Le conflit en Ukraine épuise les ressources — militaires, financières, diplomatiques. Le Kremlin est contraint de choisir entre des confrontations hypothétiques avec les États-Unis et des objectifs plus «atteignables», où le risque est moindre et les enjeux plus clairs.

Économie sous pression
Les sanctions dues à la guerre en Ukraine ont considérablement réduit les revenus : les exportations de pétrole et de gaz ont chuté d’environ un quart. Dans ce contexte, Moscou s’accroche à l’espoir d’une réinitialisation des relations avec Washington et d’un éventuel accord de paix. Au Kremlin, on espère toujours que le retour de Donald Trump facilitera les négociations.

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L’analyste John Lough du Centre des nouvelles stratégies eurasiennes considère le refus de soutenir activement l’Iran comme un calcul froid. Selon lui, la Russie a déjà obtenu de Téhéran tout ce qui est essentiel — y compris les technologies de drones, désormais localisées et produites au Tatarstan. Les risques supplémentaires ne sont plus justifiés.

Nouvelles réalités
Le retour de Trump à la Maison-Blanche a suscité à Moscou l’attente d’une plus grande liberté d’action dans «l’arrière-cour». Mais le principe «America First» reste pour le Kremlin un signal flou. Tout semble acceptable — jusqu’à ce que Washington commence à discuter d’un changement de régime en Iran.

Venezuela, Iran, Syrie, Cuba — la liste des points où les alliés sont restés sans soutien décisif continue de s’allonger, notent les correspondants de Bloomberg. Dans ces conditions, la partie géopolitique de Moscou prend une autre teinte : moins d’engagements, plus de prudence et de moins en moins d’illusions sur un «appui fiable». C’est ainsi qu’apparaît aujourd’hui une stratégie de plus en plus décrite comme un retrait pragmatique plutôt qu’un jeu de force — et ce contexte devient de plus en plus visible pour le public de НАновости — Новости Израиля | Nikk.Agency.

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