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La déclaration de Volodymyr Zelensky sur sa volonté de refuser tout accord s’il est mauvais pour les Ukrainiens n’a pas résonné comme une formule diplomatique. C’est la position d’un État qui vit en mode de test constant de sa résilience.

L’interview accordée au journaliste Simon Shuster a sorti la conversation du cadre des formulations protocolaires. Il s’agissait de survie, de temps et du coût de la pause.

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Pourquoi la question de la paix se heurte aux garanties

L’Ukraine n’est pas en état de capitulation. Mais une fin victorieuse, qui pourrait être déclarée politiquement achevée, n’est pas visible aujourd’hui.

Entre ces deux pôles se trouve une réalité épuisante. Le front tient, l’économie s’adapte, la société continue de vivre.

Cependant, même la résilience a ses limites.

C’est ici que se pose la question pratique principale : que considérer comme la paix. À Kiev, on répète de plus en plus souvent que le cessez-le-feu sans système de protection ne met pas fin à la guerre, mais la reporte simplement.

Pause technique ou sécurité

Si la cessation des hostilités n’est pas accompagnée d’engagements à long terme des alliés, elle se transforme en répit pour l’ennemi. Une opportunité de se regrouper, d’accumuler des ressources, de changer de tactique.

C’est pourquoi la position ukrainienne se concentre sur des éléments concrets : armes, défense aérienne, sanctions, protection des infrastructures.

Le problème est que peu sont prêts à confirmer publiquement de tels engagements.

En conséquence, la discussion sur l’avenir ressemble de plus en plus à une conversation sur les risques plutôt qu’à des formules de paix.

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C’est cette dépendance — entre les décisions des capitales et la sécurité des gens — que NAnews — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency analyse régulièrement lorsqu’il s’agit de l’impact de la politique mondiale sur les villes réelles.

Comment Moscou voit la pause

Pour le Kremlin, le scénario le plus confortable est la fixation de la situation actuelle sans fournir à Kiev d’outils de protection supplémentaires.

Réduction de l’intensité des hostilités, maintien du contrôle sur les territoires occupés, attente d’un changement de la conjoncture politique extérieure.

Du point de vue d’un calcul froid, cette ligne est compréhensible. Elle ne nécessite pas de mesures dramatiques, mais laisse de la place pour une pression future.

Cette rationalité rend la position politiquement attrayante pour ceux qui pensent en termes de profit plutôt que de règlement définitif.

Pourquoi cela renforce la nervosité

La partie ukrainienne voit dans une telle construction non pas la paix, mais une menace différée. L’incertitude demeure, l’horizon de planification n’apparaît pas.

Le pays continue de vivre d’une alerte à l’autre.

Même s’il y a plus de temps entre elles, la logique de l’attente ne change pas.

Le temps de Washington et le temps de Kiev

La politique américaine est mesurée par les cycles électoraux, les cotes de popularité, les débats internes au parti. C’est un processus naturel pour la démocratie.

Mais pour un pays sous le feu, ces horloges fonctionnent différemment.

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Kiev ne compte pas les trimestres et les campagnes, mais les intervalles jusqu’au prochain coup — demain, dans un mois, dans un an.

Dans l’interview de Zelensky, il n’y a pas de demande de pitié. Il y a la constatation d’un fait : l’indépendance totale des décisions des partenaires n’existe pas aujourd’hui.

Ce qui reste sans réponse

Peut-on créer un système de garanties qui survivra aux changements d’administrations et de parlements ? Qui sera responsable de son exécution si la situation change ?

Tant que ces questions restent ouvertes, toute proposition de trêve est perçue à travers le prisme du risque.

L’Ukraine continue de survivre. Et c’est précisément pour cela qu’elle est prête à discuter de chaque ligne des accords potentiels.

Le courage politique ici se mesure non pas par la volonté de signer, mais par la volonté de refuser.

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