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Le 9 mars 2026, le Kremlin a publié une félicitation au nouveau leader suprême de l’Iran — Seyed Mojtaba Hosseini Khamenei. Dans le message, Poutine n’a pas seulement souhaité du succès. Il a qualifié ce qui se passe autour de l’Iran d’«agression armée», a exprimé le «soutien inébranlable» de Moscou et a promis que la Russie resterait un «partenaire fiable» de la République islamique. Ce n’est plus un texte diplomatique de routine. C’est une démonstration politique de solidarité avec un régime qui construit son pouvoir sur la guerre, la répression et l’exportation de la violence.

L’élection même de Mojtaba Khamenei comme nouveau leader suprême de l’Iran a été un signal non pas de changement, mais de maintien de l’ancien cap. Il s’agit du fils de l’éliminé Ali Khamenei, qui a hérité non seulement du nom de famille, mais de toute la verticale du pouvoir, axée sur le contrôle par la force, la légitimation religieuse et la répression sévère des dissidents. Il n’y a aucun signe d’assouplissement ici. Au contraire, la nouvelle figure doit prouver à l’élite et aux forces de sécurité que le système reste le même.

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La succession du pouvoir en Iran a été un signal : le cap ne change pas.

La nomination du fils du leader suprême assassiné n’est pas une histoire de «stabilité» et n’est pas une tentative d’ouvrir une nouvelle page. C’est une démonstration de la continuité du régime sous sa forme la plus dure. Le nouveau leader suprême obtient non seulement un statut spirituel, mais aussi un contrôle direct sur l’armée, le Corps des gardiens de la révolution islamique et les leviers clés de l’État. Pour les Iraniens d’opposition, cela signifie plutôt un nouveau tour de vis qu’un espoir de réformes.

Et c’est précisément à ce moment-là que le Kremlin ne se présente pas avec une formule prudente, ni avec un appel à la désescalade, ni avec une neutralité diplomatique, mais avec une embrassade politique effective du nouveau maître de l’Iran. Sur le papier, cela ressemble à une félicitation. En substance, c’est une confirmation publique de l’alliance. Moscou s’est empressée de montrer qu’elle soutient non seulement l’État iranien, mais précisément le système actuel de pouvoir, avec sa logique de force et sa volonté de poursuivre sur la voie de la confrontation.

Pourquoi cela ne ressemble pas à un protocole, mais à une félicitation d’un régime de guerre à un autre.

Lorsque le pouvoir russe, menant une guerre contre l’Ukraine, qualifie les frappes contre l’Iran d’«agression armée» et promet en même temps un «soutien inébranlable» au nouveau leader suprême de Téhéran, cela ne peut plus être perçu comme un cérémonial ordinaire. Pour Israël, pour l’Ukraine et pour toute la région, cela ressemble à une nouvelle confirmation de l’axe dans lequel Moscou et Téhéran se trouvent depuis longtemps du même côté du conflit.

Un régime a fait de la guerre l’instrument principal de sa politique étrangère. L’autre a construit pendant de nombreuses années un système où la terreur, l’intimidation, les structures proxy et la pression militaire sont devenues partie intégrante du modèle étatique. C’est pourquoi la réaction de beaucoup est extrêmement directe : un régime terroriste a félicité un autre pour le maintien du pouvoir.

Formellement, c’est une lettre du chef de l’État. Mais en substance, c’est un signal politique à toute la région. Moscou ne se distance pas de la ligne dure iranienne. Elle s’y lie encore plus étroitement. Et plus cela résonne ouvertement aujourd’hui, plus il sera difficile ensuite de présenter la Russie dans la crise du Moyen-Orient comme un observateur extérieur. Ce rôle pour le Kremlin est terminé depuis longtemps.

Ce que cela signifie pour Israël.

Pour Israël, cette histoire est importante non seulement comme un épisode autour du changement de pouvoir à Téhéran. Elle montre un tableau plus large : le Kremlin continue d’intégrer Israël dans le cadre général anti-russe et anti-occidental, où l’État juif est de plus en plus présenté comme une partie du camp hostile. Le soutien à l’Iran à un tel moment n’est pas une phrase accidentelle et pas un geste diplomatique isolé. C’est un élément d’une ligne cohérente que Moscou poursuit depuis longtemps.

Dans ce contexte, НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency constate une chose simple : la nouvelle du 9 mars 2026 doit être lue non pas comme un message sec sur le protocole, mais comme une confirmation directe de l’alliance de guerre. Il est plus correct de le formuler ainsi : Moscou a publiquement béni la continuation du cours iranien après le changement de pouvoir suprême.

Et donc, il ne s’agit pas seulement d’une lettre, ni d’une cérémonie, ni de diplomatie. Il s’agit d’une alliance de deux régimes pour lesquels la violence, la peur et la guerre sont depuis longtemps devenus le langage habituel de la politique.

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