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Le nouveau président de l’Assemblée générale de l’ONU vient d’un pays qui ne reconnaît pas officiellement Israël

L’Assemblée générale de l’ONU a élu le 2 juin 2026 le président de sa 81e session. Il s’agit du ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, Khalilur Rahman, qui a obtenu 99 voix contre 91 pour le candidat chypriote Andreas S. Kakouris. Le vote a eu lieu au siège de l’ONU à New York, et la 81e session de l’Assemblée générale commencera ses travaux en septembre 2026.

Formellement, c’est une procédure habituelle au sein de l’ONU.

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Mais pour Israël, cette nouvelle a une connotation politique désagréable. Le Bangladesh n’a pas de relations diplomatiques avec Israël et ne reconnaît pas l’État juif. En 2021, la formule « valable pour tous les pays du monde sauf Israël » a été retirée des passeports bangladais, mais le ministre des Affaires étrangères de l’époque a souligné que la position de Dacca sur Israël n’avait pas changé, il n’y a pas de reconnaissance.

Et en avril 2025, les autorités bangladaises ont décidé de réintroduire dans les passeports l’ancienne formule « sauf Israël » après des pressions de la rue et des manifestations pro-palestiniennes massives. Arab News a rapporté que le département de l’immigration avait reçu la directive de réimprimer cette clause, fermant effectivement les voyages en Israël aux citoyens bangladais.

C’est pourquoi la nomination de Khalilur Rahman ne semble pas être une nouvelle neutre en matière de personnel.

Pour le public israélien, c’est un autre signal : même là où les pouvoirs semblent être procéduraux, la scène internationale reste remplie de pays pour lesquels Israël n’est ni un partenaire, ni un voisin, ni un État ayant droit à une place normale dans le système de l’ONU, mais un irritant politique.

Que peut faire le président de l’Assemblée générale

Le président de l’Assemblée générale de l’ONU n’est ni le secrétaire général ni le chef du Conseil de sécurité. Il ne commande pas les forces de maintien de la paix, n’impose pas de sanctions et ne peut pas forcer les États à voter d’une manière ou d’une autre.

Mais dire que ce poste ne signifie rien du tout serait également incorrect.

Le président dirige les sessions, influence l’organisation de l’ordre du jour, coordonne les grandes discussions, nomme des consultations informelles, participe aux négociations avec les États et aide à façonner l’atmosphère politique de la session. À l’ONU, où les résolutions deviennent souvent un outil de pression sur Israël, même le contrôle procédural a son importance.

Parfois, ce n’est pas seulement le texte de la résolution qui est important.

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Il est important de savoir qui obtient le micro en premier. Qui obtient la plateforme. À quelle vitesse la discussion est convoquée. Quel sujet est présenté comme une « priorité mondiale » et lequel est relégué dans l’ombre sous des formules diplomatiques.

Les Palestiniens ont rapidement noté la victoire, la Russie s’est immédiatement impliquée

L’agence palestinienne WAFA a déjà rapporté le 2 juin 2026 l’élection du ministre des Affaires étrangères du Bangladesh à la présidence de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU. La publication a souligné que Rahman avait parlé de la crise de confiance dans le système international et des défis liés aux guerres et aux conflits.

Cela semblait prévisible.

Le Bangladesh soutient traditionnellement l’agenda palestinien, et la diplomatie palestinienne sait travailler rapidement avec les symboles au sein de l’ONU. Un nouveau président d’un pays qui ne reconnaît pas Israël et réintroduit la clause anti-israélienne dans les passeports est un signe politique pratique pour Ramallah.

La Russie s’est manifestée presque immédiatement.

Le ministère russe des Affaires étrangères, par l’intermédiaire du directeur du département des organisations internationales Kirill Logvinov, a félicité Rahman et exprimé sa volonté de coopérer de manière étroite et constructive. La partie russe a également annoncé qu’elle attendait le nouveau président de l’Assemblée générale pour une visite à Moscou afin de discuter des questions de l’ordre du jour de l’ONU ; selon TASS, la visite est prévue du 7 au 9 juin 2026.

La formule est familière : « coopération constructive », « rôle central de l’ONU », « affaires mondiales », « Sud et Est globaux ».

Mais en 2026, de tels mots venant de Moscou ne peuvent plus être lus comme un simple protocole diplomatique. La Russie mène une guerre contre l’Ukraine, bloque des décisions justes au Conseil de sécurité, utilise l’ONU comme une arène de propagande et se rapproche en même temps de l’Iran — ennemi d’Israël et partenaire de structures terroristes au Moyen-Orient.

Pourquoi Moscou est-elle si pressée

Pour la Russie, l’Assemblée générale de l’ONU n’est pas seulement une tribune. C’est un espace où l’on peut diluer la responsabilité, chercher les voix des pays du Sud global, promouvoir le discours sur la « multipolarité » et détourner l’attention de l’agression russe vers d’autres crises.

C’est pourquoi l’invitation de Rahman à Moscou semble logique.

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Le Kremlin trouve avantageux de travailler avec ceux qui parlent le langage de la « réforme de l’ONU », de « l’égalité souveraine » et des « intérêts du Sud global », mais qui peuvent être moins sensibles à la sécurité israélienne, à la douleur ukrainienne et à la véritable nature de la guerre russe. Moscou cherche toujours non seulement des alliés, mais aussi des plateformes pratiques où sa rhétorique résonne plus fort que les faits.

Pour Israël, c’est une histoire familière.

Lorsque l’ONU discute du Hamas, du Hezbollah, de l’Iran ou de la guerre à Gaza, la position israélienne se noie souvent dans une majorité automatique prête à condamner Israël plus rapidement que les terroristes. Si à cela s’ajoute l’activité diplomatique russe, le tableau devient encore plus désagréable.

Pour Israël, ce n’est pas la fin du monde, mais un mauvais signe

Il ne faut pas exagérer le pouvoir du président de l’Assemblée générale. Khalilur Rahman ne pourra pas réécrire unilatéralement la charte de l’ONU, imposer des décisions aux États ou transformer l’Assemblée générale en un mécanisme entièrement dirigé contre Israël.

Mais les symboles en politique internationale fonctionnent aussi.

L’Assemblée générale est depuis longtemps une arène où Israël se retrouve souvent en tant que cible pratique. Les résolutions, les discussions d’urgence, les discours retentissants, les formules accusatrices, la pression des blocs anti-israéliens — tout cela ne commence pas avec un seul président, mais le président peut donner le ton, le rythme et le cadre politique.

Pour НАновости — Новости Израиля | Nikk.Agency cette histoire est importante non pas comme une nouvelle de plus de New York, mais comme un rappel de la réalité dans laquelle Israël vit. Les institutions internationales n’existent pas dans le vide. Elles sont remplies par des États avec leurs intérêts, préjugés, alliances, peurs et accords.

Bangladesh, Israël et le vieux problème de l’ONU

La situation est particulièrement révélatrice en raison du pays d’origine du nouveau président. Le Bangladesh est un grand État musulman d’Asie du Sud, un participant actif aux organisations internationales et un partisan constant de l’agenda palestinien. Sa position sur Israël reste ferme : pas de relations diplomatiques, pas de reconnaissance, et la formule de passeport « sauf Israël » est revenue dans le discours politique après une pression massive de la rue.

Il est important pour les Israéliens de voir ce contexte sans illusions.

À l’ONU, on parle souvent de paix, de dialogue, de droits de l’homme et de droit international. Mais lorsque le président de l’Assemblée générale vient d’un pays où la possibilité même d’une relation normale avec Israël reste politiquement toxique, Jérusalem a des raisons de regarder attentivement la future session.

Cela ne signifie pas que chaque geste de Rahman sera automatiquement dirigé contre Israël.

Mais cela signifie qu’Israël ne peut pas considérer son élection comme un simple remaniement technique. Surtout lorsque la partie palestinienne enregistre rapidement l’événement dans son champ d’information, et que la Russie invite presque immédiatement le nouveau président à Moscou.

Conclusion principale : l’ONU teste à nouveau la résilience diplomatique d’Israël

La nouvelle session de l’Assemblée générale de l’ONU commencera à l’automne 2026. À ce moment-là, Israël aura déjà une tâche claire : ne pas attendre que l’ordre du jour soit formé pour lui, mais travailler à l’avance avec les alliés, les pays neutres et ceux qui ne veulent pas transformer l’ONU en une plateforme de pression automatique sur l’État juif.

Dans le monde moderne, la diplomatie n’est pas seulement des déclarations officielles.

C’est une lutte pour le langage, pour l’ordre de discussion, pour le droit d’expliquer sa sécurité non pas après les accusations, mais avant elles. Israël connaît trop bien le prix des moments où les organisations terroristes obtiennent un écran politique, et les États liés aux ennemis de l’Occident et aux alliés de l’Iran commencent à parler au nom de la « paix ».

C’est pourquoi l’histoire de l’élection de Khalilur Rahman est importante.

Elle montre à quelle vitesse un cercle d’intérêts familier se forme autour d’une nouvelle figure à l’ONU : la diplomatie palestinienne voit une opportunité, la Russie voit une plateforme, le Bangladesh obtient du prestige, et Israël doit à nouveau se préparer à une lutte difficile pour sa propre légitimité dans un système international qui confond trop souvent la neutralité avec une cécité pratique.