Le 11 mai 2026, une réception solennelle a eu lieu à Kiev à l’ambassade d’Israël en Ukraine à l’occasion du 78e anniversaire de l’indépendance de l’État d’Israël. Cette année, Yom HaAtsmaout a été célébré en Israël plus tôt, le soir du 21 avril et le 22 avril, mais les réceptions diplomatiques à l’étranger ont souvent lieu plus tard, en tenant compte de l’emploi du temps des invités, du protocole, des questions de sécurité et des circonstances locales. Ainsi, l’événement de Kiev n’était pas un report de la fête, mais une soirée officielle distincte dédiée à l’indépendance d’Israël et aux relations israélo-ukrainiennes.
Selon l’ambassade d’Israël en Ukraine, plus de 600 invités sont venus féliciter Israël pour sa fête nationale. Dans la réalité actuelle, ce n’est pas simplement un chiffre diplomatique. Pour Kiev et Jérusalem, ces rencontres sont devenues un moyen de parler de liberté, de guerre, de mémoire et du droit des peuples à défendre leur avenir.
Pour le public israélien, cette soirée est importante non seulement comme un événement protocolaire. Kiev est redevenue un lieu où le thème de l’indépendance d’Israël a résonné aux côtés de l’expérience ukrainienne de résistance. Dans ce cadre, les parallèles ne semblent plus artificiels : Israël et l’Ukraine, de manière différente, mais quotidienne, sont confrontés à des questions de sécurité, de terrorisme, de pression extérieure et de capacité de la société à ne pas céder.
Ambassadeur Michaël Brodsky : Israël et l’Ukraine se comprennent particulièrement bien
Dans son discours, l’ambassadeur d’Israël en Ukraine, Michaël Brodsky, a souligné qu’il y a peu de pays dans le monde qui se comprennent aussi bien qu’Israël et l’Ukraine. Cette idée est devenue centrale pour toute la soirée : les deux pays connaissent le prix de l’indépendance non pas à travers des discours festifs, mais à travers leur propre réalité.
Israël vit depuis des décennies avec les menaces du terrorisme, des attaques de roquettes et des tentatives de remettre en question le droit même de l’État juif à exister. L’Ukraine, depuis 2014, et surtout après l’invasion à grande échelle de la Russie, défend son intégrité territoriale, ses villes, ses citoyens et son autonomie politique.
C’est pourquoi les mots sur la liberté et l’indépendance à Kiev le 11 mai ne sonnaient pas comme un slogan diplomatique, mais comme une conclusion directe de l’expérience actuelle. Pour Israël, l’indépendance n’est pas seulement une date dans le calendrier. Pour l’Ukraine non plus.
Golda Meir comme symbole de la mémoire commune
Une ligne distincte dans le discours a été la mémoire de Golda Meir, l’une des figures les plus célèbres de l’histoire d’Israël, née à Kiev. L’ambassadeur a cité sa phrase : « Le pessimisme est un luxe que les Juifs ne peuvent jamais se permettre ».
Dans le contexte ukrainien, cette citation a pris un sens supplémentaire. Kiev, une ville liée à la biographie précoce de Golda Meir, reste aujourd’hui un symbole de résistance et de fermeté politique. Ainsi, se référer à ses mots lors de la réception en l’honneur de l’indépendance d’Israël n’était pas simplement une référence historique, mais un rappel de la façon dont les destins personnels, l’histoire juive et l’espace ukrainien s’entrelacent.
L’un des moments symboliques de la soirée a été un livre pour les enfants juifs nouveau-nés avec une inscription de Golda Meir. Un tel objet ne peut être perçu uniquement comme un détail d’archive. Il relie le passé et l’avenir : la mémoire des racines kieviennes, l’histoire du peuple juif, la souveraineté d’Israël et la nouvelle vie qui continue même lorsque les sirènes retentissent et que les nouvelles de la guerre circulent.
Invités ukrainiens et signal diplomatique de Kiev
Parmi les invités d’honneur de l’événement se trouvait Anatoliy Khromov, chef du Service des archives d’État de l’Ukraine. Sa présence a ajouté une couche importante à la soirée : le thème des documents, de la mémoire et de la responsabilité historique.
Les archives ont une signification particulière dans de tels récits.
Elles préservent les traces des communautés, des familles, des mondes perdus, des décisions diplomatiques et des tragédies qu’il ne faut pas laisser effacer. Pour l’histoire juive de l’Ukraine, c’est un sujet particulièrement sensible : de nombreuses biographies, noms et témoignages nécessitent aujourd’hui non seulement d’être préservés, mais aussi de revenir dans la mémoire collective.
Alexandre Mishchenko, vice-ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, a également prononcé un discours de bienvenue. Il a souligné l’importance stratégique du partenariat ukraino-israélien et a cité Golda Meir : « Nous pouvons négocier avec nos voisins. Dès qu’ils le souhaitent, nous pouvons nous entendre immédiatement. Mais nous ne pouvons pas négocier avec des terroristes qui veulent simplement nous détruire ».
Pour Israël, cette phrase est directement liée à l’expérience de la lutte contre les organisations terroristes. Pour l’Ukraine, elle résonne dans le contexte de la guerre contre l’agression russe et des tentatives d’imposer au monde une fausse symétrie entre l’agresseur et la victime. C’est pourquoi le dialogue ukraino-israélien dépasse aujourd’hui le cadre de la diplomatie ordinaire.
Au milieu de cette histoire, il est particulièrement important de voir non seulement les discours officiels, mais aussi le cadre général : НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère de tels événements comme faisant partie d’un lien plus large entre Israël, l’Ukraine et le peuple juif. Ce lien ne se limite pas au passé. Il se manifeste dans les décisions d’aujourd’hui, les gestes de solidarité, les mots publics et la capacité des deux sociétés à comprendre la douleur de l’autre sans explications superflues.
Plus de 600 invités comme indicateur de l’attitude envers Israël
Selon l’ambassade, plus de 600 invités sont venus féliciter Israël pour sa fête. En temps de guerre, un tel chiffre devient en soi un signal. Ce n’est pas simplement une réception diplomatique où la présence de personnalités officielles est enregistrée.
C’est un indicateur que le thème d’Israël en Ukraine reste vivant et significatif — pour les politiciens, les diplomates, les représentants de la communauté juive, les partenaires, les amis d’Israël et les personnes qui perçoivent l’expérience israélienne comme proche.
Pour les Israéliens, ce fait est également important. L’Ukraine, malgré sa propre guerre, continue de célébrer publiquement le jour de l’indépendance d’Israël. Cela témoigne non seulement du respect envers l’État, mais aussi de la reconnaissance d’une logique commune de lutte : lorsqu’un pays est sous pression, il a le droit de se défendre et de rester lui-même.
Pourquoi cette réception est importante pour Israël, l’Ukraine et la mémoire juive
Le 78e anniversaire de l’indépendance d’Israël a été célébré en Ukraine à une époque historique qui n’est pas paisible. Et c’est précisément cela qui rend l’événement remarquable. La fête de l’indépendance à Kiev a résonné sur fond de guerre, dans un pays qui prouve chaque jour que l’indépendance n’existe pas sans la volonté de la défendre.
Pour Israël, cette scène est reconnaissable. Un État créé en réponse à la tragédie du peuple juif et comme garantie de son avenir a dû, dès les premiers jours de son histoire, défendre son droit à exister. L’Ukraine vit aujourd’hui son propre examen historique, où il ne s’agit pas seulement de frontières, mais aussi du droit du peuple à décider de son propre destin.
En ce sens, la réception du 11 mai n’était pas simplement un événement festif. Elle est devenue une conversation sur la résilience.
Sur la mémoire.
Sur le fait que la souveraineté n’est pas donnée une fois pour toutes.
Et sur le fait qu’entre Kiev et Jérusalem, il n’y a pas seulement des canaux diplomatiques, mais aussi une ligne humaine profonde — à travers l’histoire de Golda Meir, des Juifs ukrainiens, des communautés modernes, de la guerre, de l’aide, des archives et de la compréhension commune de la menace du terrorisme.
Les remerciements finaux de l’ambassade aux amis, partenaires et invités ont semblé être une conclusion naturelle de la soirée. Mais le sujet lui-même n’est pas terminé. Le partenariat ukraino-israélien continuera d’être testé par la réalité — politique, militaire, humanitaire et historique.
