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NAnews – Nikk.Agency Actualités Israël

Le 20 avril 2026, le grand rabbin d’Ukraine Moshé Reouven Asman a parlé d’une importante rencontre interreligieuse qui s’est tenue à Kiev, à la synagogue centrale d’Ukraine. Il s’agit de la synagogue centrale de Kiev, plus connue sous le nom de synagogue Brodsky. Elle est située au centre de la capitale, rue Shota Rustaveli, 13. Cette synagogue est souvent associée au grand rabbin d’Ukraine Moshé Reouven Asman, et c’est elle qui est souvent appelée dans les communications publiques la synagogue centrale d’Ukraine.

À première vue, il pourrait s’agir d’une visite privée, mais dans le contexte ukraino-israélien, cette histoire est bien plus profonde. En temps de grande guerre, lorsque la société vit sous une pression constante, la possibilité même d’un dialogue calme, substantiel et respectueux entre les représentants de différentes traditions religieuses prend une valeur particulière. Pour le public israélien, c’est aussi un signal important sur la façon dont la vie de la communauté juive d’Ukraine se présente aujourd’hui, non pas en termes abstraits, mais en réalité.

C’est précisément Moshé Reouven Asman qui a annoncé que ce jour-là, le chapelain juif David Milman a accueilli à la synagogue des officiers-chapelains des Forces armées ukrainiennes, venus se familiariser avec la tradition juive, les lois, les coutumes et la vie moderne de la communauté juive du pays. Le format même de cette rencontre montre qu’il ne s’agissait pas d’un geste protocolaire, mais d’un contact vivant entre des personnes appartenant à différentes traditions spirituelles, mais qui servent aujourd’hui un même pays.

Pourquoi cette rencontre à Kiev est-elle importante non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour Israël

Parmi les chapelains ayant visité la synagogue centrale d’Ukraine, il y avait des représentants du clergé orthodoxe, gréco-catholique, romano-catholique et protestant. C’est un détail fondamentalement important car il montre l’ampleur réelle du dialogue interconfessionnel, et non sa simple représentation symbolique.

Pour les invités, une visite guidée de la synagogue a été organisée, expliquant les bases des lois et coutumes juives, la prière, les fêtes et la vie actuelle de la communauté juive d’Ukraine. Ce format de communication est particulièrement significatif en ce moment, lorsque la guerre pourrait facilement évincer la complexité, la diversité et le respect des différences, mais dans ce cas, c’est le contraire qui se produit : différentes traditions ont la possibilité de mieux se comprendre.

Pour Israël, ce récit est important pour plusieurs raisons. Premièrement, le judaïsme ukrainien reste une partie visible et vivante du tissu social du pays même en temps de guerre. Deuxièmement, il ne s’agit pas simplement de préserver la vie religieuse, mais de son intégration dans le contexte national global. Et troisièmement, de telles rencontres montrent que l’Ukraine continue de construire non seulement la défense sur le front, mais aussi une culture interne de respect entre les communautés.

Qui sont les chapelains dans les Forces armées ukrainiennes

Selon les dernières données publiques, l’Ukraine compte environ 800 chapelains militaires, et avec les assistants et le personnel de direction, le Service de l’aumônerie militaire couvre environ 1700 personnes.

Les chapelains dans les Forces armées ukrainiennes sont des aumôniers militaires officiels qui travaillent avec les militaires sur des questions de foi, de prière, de soutien moral et de gestion des pertes. Leur service en Ukraine fonctionne sur la base d’une loi distincte – la Loi d’Ukraine « Sur le Service de l’aumônerie militaire » n°1915-IX, adoptée le 30 novembre 2021.

Formellement, ce système a été établi par la loi en 2021, et en 2022, il a été intégré dans le processus de service militaire : le décret du président de l’Ukraine n°641/2022 du 12 septembre 2022 a explicitement établi que les candidats aux postes de chapelains militaires doivent répondre aux exigences de la loi, et les chapelains eux-mêmes sont nommés au sein du Service de l’aumônerie militaire.

Un chapelain peut être un ministre du culte d’une organisation religieuse enregistrée en Ukraine, qui a reçu un mandat officiel pour une telle activité. Ce n’est donc pas simplement un « prêtre dans l’armée », mais une personne avec un statut juridique formalisé au sein du système militaire.

Ce qui a été montré et expliqué aux chapelains des Forces armées ukrainiennes

Les chapelains des Forces armées ukrainiennes à la synagogue centrale d'Ukraine — comment la rencontre à Kiev est devenue un signe de respect pour la tradition juive
Les chapelains des Forces armées ukrainiennes à la synagogue centrale d’Ukraine — comment la rencontre à Kiev est devenue un signe de respect pour la tradition juive

D’après la description de la rencontre, ses participants ne se sont pas limités à un bref accueil ou à une visite formelle. On leur a expliqué comment est organisée la vie religieuse juive, sur quoi reposent les traditions clés, comment la prière et les fêtes sont perçues, et comment vit la communauté juive d’Ukraine dans les conditions actuelles.

C’est particulièrement important pour les chapelains militaires, car ce sont souvent eux qui deviennent des intermédiaires entre l’armée, la foi personnelle des militaires, les familles et l’atmosphère morale au sein des unités. Plus ils comprennent précisément les traditions des uns et des autres, moins il y a de place pour les stéréotypes accidentels, les malentendus et les barrières inutiles.

C’est là que réside la véritable valeur de ces visites. Elles ne se réduisent pas à un geste de courtoisie. Elles forment un respect pratique qui fonctionne ensuite au-delà des murs de la synagogue — dans l’environnement militaire, dans la communication entre les gens, dans l’attitude envers les communautés et dans la compréhension que l’Ukraine, malgré la guerre, reste une société multicouche.

Le rôle de Moshé Asman, David Milman et du chaplainat juif dans la réalité ukrainienne

Il est également important de savoir qui a parlé de cette rencontre. Lorsque l’événement est rapporté par le grand rabbin d’Ukraine Moshé Reouven Asman, cela lui confère un poids supplémentaire. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une observation extérieure, mais de la position d’une personne qui est depuis longtemps l’une des figures les plus en vue de la vie religieuse juive en Ukraine et directement liée à la synagogue centrale d’Ukraine à Kiev.

Le rôle du chapelain juif David Milman, qui a accueilli les officiers-chapelains des Forces armées ukrainiennes, est tout aussi significatif. En temps de guerre, le chaplainat juif devient non seulement une forme de service spirituel pour sa communauté, mais aussi un pont entre différentes parties de la société ukrainienne. Lorsque ce dialogue se déroule au centre de Kiev, dans la célèbre synagogue Brodsky, il acquiert à la fois une dimension symbolique et pratique.

Une gratitude particulière a été exprimée à l’officier du service de chaplainat, le chapelain du 7e corps des troupes d’assaut aéroportées Yakov Sinyakov pour son aide dans l’organisation de la visite. Et c’est aussi un détail important. De telles rencontres ne se produisent pas d’elles-mêmes. Elles sont le résultat du travail concret de personnes qui comprennent que le respect entre les traditions religieuses ne se crée pas automatiquement, il doit être construit.

C’est dans de telles histoires que l’on voit particulièrement clairement que la guerre teste le pays non seulement sur la solidité des armes, mais aussi sur la solidité des liens sociaux. НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency voient dans la rencontre de Kiev non pas un épisode local, mais un exemple important de la manière dont, en Ukraine en temps de guerre, le respect, le dialogue religieux et la volonté de s’écouter les uns les autres sont préservés et développés.

Pourquoi ce récit résonne particulièrement dans le public israélien

Pour les Israéliens, une telle histoire est perçue bien au-delà d’une simple nouvelle de la vie de la communauté juive d’Ukraine. Israël vit lui-même dans un espace où l’armée, la religion, la mémoire, l’identité et la résilience sociale sont constamment entrelacées. Par conséquent, l’épisode de la visite des chapelains des Forces armées ukrainiennes à la synagogue centrale d’Ukraine est perçu non pas comme un détail exotique, mais comme un signal social compréhensible et sérieux.

Cette rencontre montre que même en pleine guerre, l’Ukraine s’efforce de préserver un espace de respect pour la tradition juive, pour la communication interconfessionnelle et pour une rencontre vivante avec la vie communautaire. Cela signifie que la lutte ne porte pas seulement sur le territoire et la sécurité, mais aussi sur le type de société qui doit perdurer après la guerre.

Ce que signifie réellement cette visite

Si l’on regarde plus profondément, la visite des officiers-chapelains des Forces armées ukrainiennes à la synagogue centrale d’Ukraine à Kiev — c’est une histoire non seulement de religion. C’est une histoire de confiance. Une tentative de lever les barrières inutiles entre les personnes de différentes traditions. Une reconnaissance que la communauté juive d’Ukraine n’est pas une périphérie, mais une partie de l’espace national commun.

C’est pourquoi le récit de Moshé Reouven Asman sur la rencontre du 20 avril 2026 mérite l’attention en Ukraine et en Israël. Il montre que sous la pression de la guerre, non seulement l’endurcissement et la fatigue peuvent naître, mais aussi une culture adulte de respect mutuel. Et pour un pays qui lutte pour son avenir, ce n’est pas un sujet secondaire, mais l’un des signes de force intérieure.

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