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L’appel à l’équipe nationale d’Ukraine des moins de 19 ans a de nouveau soulevé une grande question

Le football israélien pourrait perdre l’un des jeunes gardiens les plus remarquables des dernières années. Mark Golenkov, gardien de l’équipe de jeunes du «Maccabi Haïfa», a été appelé en équipe nationale d’Ukraine des moins de 19 ans avant le prochain tournoi. Pour le joueur lui-même, c’est une étape sportive importante, et pour le système de football israélien, c’est un signal d’alarme : un talent qui a grandi et s’est épanoui en Israël pourrait choisir la voie ukrainienne au niveau international.

Golenkov est depuis longtemps considéré comme l’un des projets forts de l’académie du «Maccabi Haïfa».

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Mais on a vraiment commencé à parler de lui après le match contre «Barcelone» en Ligue de la jeunesse de l’UEFA. Il est alors devenu le héros de la séance de tirs au but, arrêtant trois tirs et aidant les «verts» à passer au tour suivant. Les médias sportifs israéliens ont écrit à son sujet comme d’un gardien ukraino-israélien de 17 ans, arrivé dans le pays après le début de la guerre en Ukraine et ayant rapidement atteint un haut niveau chez les jeunes.

À première vue, il ne s’agit que d’un appel chez les jeunes. Mais dans le football, de telles décisions deviennent souvent le premier pas vers un choix futur. Un joueur peut vivre, s’entraîner et grandir longtemps dans un pays, mais rester émotionnellement, familialement et biographiquement lié à un autre. Dans le cas de Golenkov, ce lien avec l’Ukraine n’est pas formel, mais très personnel.

De Kiev et de la guerre — à Haïfa et à une grande chance de football

Mark Golenkov est né et a grandi en Ukraine, et dans son enfance, il a joué au football dans le système du «Dynamo Kiev». Après le début de l’invasion russe à grande échelle en 2022, sa famille a été contrainte de quitter le pays. Ainsi, Golenkov s’est retrouvé en Israël, où il a d’abord poursuivi son chemin à travers «Hapoel Beer-Sheva», puis a rejoint le «Maccabi Haïfa».

Cet itinéraire est important non seulement comme biographie sportive. Il montre le destin d’une génération entière d’enfants et d’adolescents ukrainiens dont la guerre a radicalement changé la vie. Certains ont perdu leur maison, d’autres leur école habituelle, leur équipe, leur ville, leur entourage. Golenkov fait partie de ceux qui ont réussi à ne pas s’arrêter et à transférer leur parcours footballistique dans un nouveau pays.

À Haïfa, il a rapidement été remarqué. «Maccabi» a vu en lui non seulement un gardien prometteur pour l’équipe de jeunes, mais un joueur avec un potentiel de niveau européen. Selon les publications sportives israéliennes, en décembre 2024, il a signé un contrat de trois ans avec le club, ce qui en soi témoigne de la confiance du système.

Pour Israël, de telles histoires sont particulièrement importantes. Le pays accueille depuis de nombreuses années des personnes venues d’Ukraine, de Russie, de Biélorussie et d’autres pays de l’ex-URSS. Mais quand un jeune athlète ne se contente pas de s’adapter, mais devient l’un des meilleurs de son groupe d’âge, ce n’est plus seulement une victoire personnelle. C’est une question pour toute l’infrastructure footballistique : Israël sait-il non seulement révéler des talents, mais aussi les retenir ?

Pourquoi le match contre «Barcelone» a changé la perception

Avant le match contre «Barcelone», Golenkov était un gardien prometteur au sein du système du «Maccabi Haïfa». Après cela, il est devenu un nom dont on a commencé à parler plus largement. Trois pénaltys arrêtés dans un match de ce niveau — ce n’est pas seulement une belle statistique. Pour un jeune gardien, c’est un moment rare où le caractère, la réaction et la stabilité psychologique deviennent visibles pour tous.

Les gardiens mûrissent différemment des joueurs de champ. Ils ont souvent besoin de plus de temps, de plus de confiance et de plus de matchs à haute pression. Mais ce sont précisément ces séries de tirs au but qui montrent si un joueur est capable de supporter le moment où toute l’équipe dépend d’un seul mouvement.

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Pour le «Maccabi Haïfa», c’était un signal : le club a un gardien qu’il peut développer non seulement pour la ligue de jeunes locale, mais aussi pour une carrière plus sérieuse. Pour l’Ukraine — aussi un signal : le pays a un jeune gardien, formé dans l’école de football ukrainienne, mais ayant reçu un nouvel élan déjà en Israël.

C’est pourquoi l’appel en équipe nationale d’Ukraine des moins de 19 ans semble logique. L’Ukraine suit attentivement ses jeunes joueurs à l’étranger, surtout maintenant que la guerre a dispersé des milliers de familles et de sportifs dans différents pays.

Tragédie personnelle et choix entre deux chemins footballistiques

L’histoire de Golenkov est devenue encore plus lourde après la mort de son frère Vladislav à la guerre en Ukraine. En avril 2026, le «Maccabi Haïfa» a annoncé que Vladislav Golenkov, le frère de Mark, avait été tué dans les combats contre l’armée russe. Le club a exprimé ses condoléances à la famille et a souligné qu’il était aux côtés du jeune gardien dans ce moment difficile.

Ce détail change la perception de toute l’histoire. L’appel en équipe nationale d’Ukraine pour Golenkov n’est pas seulement une opportunité sportive. Cela peut être aussi un lien avec la maison, la mémoire, la famille, le pays qui continue de se battre. Pour un jeune joueur, un tel choix est rarement un calcul froid.

En Israël, on comprend aussi le prix de telles histoires. Ici, on sait bien que le sport est souvent lié à la guerre, à la mobilisation, aux pertes et à la douleur personnelle. C’est pourquoi la question «qui choisira-t-il ?» ne doit pas sonner comme une simple lutte des fédérations pour un passeport et une inscription.

Pour le public israélien, il y a ici une couche plus profonde. Golenkov est devenu une partie du football israélien, vit dans l’environnement israélien, s’entraîne dans l’un des clubs les plus forts du pays et est déjà associé à l’avenir du «Maccabi Haïfa». Mais sa biographie ukrainienne n’a pas disparu. Au contraire, après la mort de son frère, elle est devenue encore plus personnelle et lourde.

Dans ce sens, НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency considère l’histoire de Golenkov non seulement comme une nouvelle sportive. C’est un exemple de la façon dont la guerre en Ukraine continue d’affecter Israël à travers les destins de personnes concrètes : sportifs, familles, adolescents qui reconstruisent leur vie, mais ne perdent pas le lien avec le pays d’où ils sont partis.

Ce que le système de football israélien doit faire

Si Israël voit vraiment en Golenkov un futur gardien de niveau national, il faut agir non pas quand il sera déjà intégré dans le système ukrainien, mais maintenant. Pas par la pression, mais par un chemin sportif clair : l’attention des entraîneurs des équipes nationales, un dialogue respectueux, une perspective de croissance et le sentiment qu’ici, il n’est pas seulement utilisé, mais qu’on construit vraiment un avenir autour de lui.

Mais l’Ukraine a dans cette histoire un argument très fort — l’origine, la mémoire, le lien émotionnel et l’identité nationale. Surtout après tout ce qui est arrivé à sa famille.

C’est pourquoi l’avenir de Mark Golenkov ne peut pas encore être réduit à une simple formule : Israël contre l’Ukraine. Il est beaucoup plus précis de dire autrement : c’est un jeune gardien entre deux mondes footballistiques, et les deux mondes font déjà partie de sa vie.

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Pour le «Maccabi Haïfa», il reste un atout prometteur. Pour Israël — un gardien potentiel de l’avenir. Pour l’Ukraine — son joueur, qui est passé par la guerre, l’émigration et une tragédie personnelle, mais n’a pas perdu son chemin dans le football.

Et la question principale ne se pose pas seulement ainsi : pour quelle équipe nationale jouera-t-il ensuite ? La question est plus large : qui saura lui donner non seulement un maillot, mais le sentiment d’une véritable maison footballistique.