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En Israël, une enquête est en cours sur l’agression brutale d’un Ukrainien de 40 ans, Alexandre Koval, réfugié de Kharkiv, qui est arrivé dans le pays après le début de la guerre russe contre l’Ukraine, a obtenu un statut de protection temporaire et travaillait comme nettoyeur dans une usine de confiserie à Nof HaGalil.

Comme il a été révélé le 4 juin 2026, le parquet a porté des accusations contre trois suspects — des résidents de Haïfa, Kiryat Yam et Kiryat Bialik âgés de 30, 31 et 34 ans. Ils sont accusés de vol avec circonstances aggravantes. Selon la police, les criminels avaient choisi Alexandre comme cible à l’avance, car ils savaient qu’il était réfugié d’Ukraine, vivait modestement, économisait de l’argent pour sa famille et, espéraient-ils, pourrait ne pas oser s’adresser aux autorités israéliennes.

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Agression contre un Ukrainien à Nof HaGalil : ce que l’on sait

Alexandre Koval est arrivé en Israël depuis Kharkiv — une ville qui, depuis les premiers jours de l’agression russe à grande échelle, subit régulièrement des frappes de missiles, des bombardements et des destructions. En Israël, il a trouvé un emploi à Nof HaGalil, près de Nazareth, et mettait de côté chaque mois une partie de son salaire pour envoyer de l’argent à ses proches restés en Ukraine.

C’est précisément cela, selon l’enquête, qui est devenu l’une des raisons de l’agression. L’un des suspects avait auparavant travaillé avec Alexandre dans la même usine et savait qu’il pouvait avoir de l’argent liquide.

Selon la victime, un ami lui a proposé un travail dans la région de Krayot et a dit qu’il viendrait chez lui. Mais au lieu d’une personne, trois sont venues.

Alexandre a ouvert la porte — et a immédiatement reçu un coup violent à la tête. Ensuite, les agresseurs l’ont battu, lui ont mis des menottes, l’ont ligoté, l’ont étranglé et ont continué à le frapper jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Il ne s’est réveillé que le lendemain — couvert de sang, entravé et avec des blessures sur tout le corps.

« Ils ont volé tout ce que j’avais économisé pour ma famille »

Selon Alexandre, les criminels ont pris environ 3000 shekels — l’argent qu’il économisait pour sa famille en Ukraine. En plus de l’argent liquide, des documents et plusieurs téléphones portables ont été volés. Dans l’appartement, la police a ensuite découvert des traces de sang, des signes de lutte, des menottes et du ruban adhésif.

Ce n’était pas une bagarre spontanée ni un conflit domestique.

Selon l’enquête, les suspects ont surveillé la maison de la victime pendant plusieurs heures. Quand la lumière s’est allumée dans la fenêtre de l’appartement, ils ont compris qu’Alexandre était chez lui. Dans les messages trouvés par les enquêteurs, il y avait des messages comme : « Il est chez lui, la lumière est allumée » et « Ne partez pas, je suis à la porte ». Ces détails montrent que l’agression était planifiée à l’avance.

Après qu’Alexandre a repris connaissance, il a réussi à sortir de l’appartement et à se rendre au poste de police. À l’hôpital, il a été diagnostiqué avec plusieurs côtes cassées et de multiples blessures.

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Pourquoi cette affaire est plus qu’une simple chronique criminelle

Dans cette histoire, ce n’est pas seulement la brutalité de l’agression qui est effrayante. C’est le calcul qui est effrayant.

Les suspects, selon la police, partaient du principe qu’un réfugié ukrainien pouvait être plus vulnérable qu’un citoyen ordinaire : il n’est pas entièrement sûr de ses droits, craint la bureaucratie, ne veut pas attirer l’attention, pense à sa famille en Ukraine et essaie simplement de survivre dans un nouveau pays.

C’est cette logique qui rend l’affaire particulièrement douloureuse pour Israël russophone.

Le pays abrite des milliers de personnes qui sont arrivées d’Ukraine après le 24 février 2022. Certains ont perdu leur maison à Kharkiv, Marioupol, Dnipro, Mykolaïv ou Zaporijia. Certains ont laissé en Ukraine des parents, des enfants, des conjoints. Beaucoup travaillent dans des emplois difficiles et mal payés, car il faut payer le logement en Israël et en même temps aider ceux qui sont restés sous les frappes de l’armée russe.

Alexandre était justement l’une de ces personnes. Il ne cherchait pas le conflit, n’était pas impliqué dans le milieu criminel, ne gardait pas de grosses sommes. Il travaillait simplement et envoyait de l’argent à sa famille.

Position de la police : « En longue carrière, je ne me souviens pas d’une telle brutalité »

Le chef de la police de Nof HaGalil, Kobi Biton, a déclaré qu’Alexandre est venu au poste le 11 mai. Selon l’officier, l’homme était couvert de bleus et portait des traces de violence sévère. Biton a souligné qu’en longue carrière, il ne se souvenait pas d’une telle brutalité lors d’un vol, surtout compte tenu de la petite somme d’argent volée.

La police a rapidement identifié les suspects. Tous les trois ont été arrêtés, puis des accusations ont été portées contre eux.

Pour la société israélienne, c’est un moment important. L’État doit montrer qu’une personne venue d’une zone de guerre n’est pas une proie facile. Son statut, sa langue, sa faible connaissance du système ou sa peur de la bureaucratie ne doivent pas devenir une invitation pour les criminels.

Réfugiés ukrainiens en Israël : la sécurité commence par la confiance en la loi

Cette histoire doit être entendue non seulement comme une nouvelle criminelle de Nof HaGalil. Elle concerne une question plus large : à quel point les personnes qui ont fui la guerre russe et tentent de reconstruire leur vie se sentent-elles protégées en Israël.

Israël sait bien ce qu’est le traumatisme de la guerre. Ici, on comprend le prix de l’anxiété, de la perte de maison, du déménagement, de la peur pour ses proches et de la nécessité de recommencer à zéro. C’est pourquoi l’agression contre un réfugié ukrainien ne doit pas rester au niveau d’un bref rapport de police.

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Pour НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency, ce cas est important comme exemple que les personnes vulnérables ont besoin non pas de pitié, mais d’une protection efficace : police, justice, attention publique, informations claires en russe et en ukrainien, ainsi qu’un signal clair aux criminels — le statut de réfugié ne rend pas une personne sans défense.

Nof HaGalil, Krayot, Haïfa : la géographie de l’affaire et le sens humain

Le lieu de cette histoire est également important. Nof HaGalil est une ville du nord d’Israël, près de Nazareth, où vivent de nombreux Israéliens russophones et nouveaux immigrants. Krayot et Haïfa sont une grande région du nord où les réfugiés ukrainiens et les ressortissants de l’ex-URSS cherchent souvent du travail, un logement et un soutien temporaire.

C’est pourquoi l’affaire d’Alexandre Koval est rapidement devenue plus qu’une simple question d’agression.

Elle parle de la confiance entre une personne et l’État. Si un réfugié, après des tortures, des coups et un vol, trouve la force de se rendre à la police, le système doit réagir rapidement et fermement. Dans ce cas, elle a réagi : les suspects ont été trouvés, arrêtés, et les dossiers ont été transmis au tribunal.

Mais une autre question demeure — combien de personnes dans une situation similaire peuvent se taire, parce qu’elles ont peur, ne connaissent pas la langue ou pensent que personne ne les aidera.

Ce qu’il est important de rappeler aux Ukrainiens en Israël

Après un tel cas, il est important pour les Ukrainiens, les résidents temporaires, les nouveaux immigrants et tous ceux qui se sont retrouvés en Israël à cause de la guerre de se rappeler l’essentiel : il est possible et nécessaire de s’adresser à la police. S’il y a une menace, une agression, un chantage, une violence, un vol de documents ou une pression de la part de connaissances, ce n’est pas un « problème personnel », mais une raison de s’adresser immédiatement aux forces de l’ordre.

Les criminels choisissent souvent ceux qui leur semblent seuls.

Mais la solitude disparaît là où une personne reçoit du soutien : de la police, de la communauté, des voisins, des journalistes, des services sociaux et de ceux qui sont prêts à ne pas passer à côté. L’histoire d’Alexandre Koval est précisément à ce sujet. Les agresseurs comptaient sur la peur. Au lieu de cela, l’affaire est allée au tribunal.

Et c’est le bon signal.

Dans un pays qui vit lui-même sous des menaces et des guerres, on ne peut pas permettre de transformer un réfugié en proie. Surtout une personne qui a fui l’agression russe, a travaillé en Israël et a essayé d’aider sa famille restée en Ukraine.