Le soir du 1er juillet 2026, la chaîne israélienne KAN a rapporté un incident survenu dans une base militaire au sud du Liban avant la visite du Premier ministre Benjamin Netanyahou et du ministre de la Défense Israël Katz.
Il s’agit de militaires féminines de la batterie d’artillerie. Selon le récit de la mère de l’une des soldates, toute la journée, les combattants et les militaires féminines ont préparé le site : ils ont préparé le bâtiment pour la rencontre, l’ont renforcé en cas d’attaque possible et l’ont décoré avant l’arrivée des hauts responsables.
C’est là que Netanyahou et Katz devaient rencontrer les soldats de la brigade « Hashmonaïm ». Selon les médias israéliens, la visite du Premier ministre et du ministre de la Défense dans la « zone de sécurité » au sud du Liban a eu lieu le 30 juin 2026, et les détails du voyage ont été publiés après leur retour en Israël.
Pourquoi les filles ont-elles été envoyées en bas
Selon la version diffusée sur KAN, le problème est survenu parce que le Premier ministre voulait rencontrer spécifiquement des soldats religieux. En conséquence, il n’y avait pas de place pour les filles de l’unité d’artillerie dans la salle où la rencontre devait avoir lieu.
Les combattants de « Hashmonaïm », selon les rapports, ont demandé à ce que les artilleuses ne soient pas autorisées à entrer là où elles pourraient les croiser. Après que les soldates ont terminé tout le travail préparatoire, on leur a dit de descendre à l’étage inférieur et de ne pas sortir avant le départ du Premier ministre.
La mère de l’une des militaires a raconté que les filles sont restées en bas pendant environ quatre heures. Elles n’étaient pas autorisées à monter pour que les soldats de « Hashmonaïm » ne les rencontrent pas par hasard. Selon elle, le commandement a expliqué cela comme une décision « par respect pour eux ».
Cela ne semble pas seulement maladroit. Cela semble vraiment inapproprié, car il ne s’agit pas d’invités de l’événement ni de personnes aléatoires, mais de militaires de Tsahal qui se trouvent dans une zone dangereuse, accomplissent des missions de l’armée et servent tout comme leurs collègues masculins.
Pourquoi cette histoire est importante pour Israël
Pour la société israélienne, une telle histoire est douloureuse non seulement à cause de l’épisode lui-même. Elle touche un sujet plus large — l’attitude envers les femmes dans l’armée, surtout dans des conditions de combat et de front.
Les femmes militaires font depuis longtemps partie du système de sécurité d’Israël. Elles servent, prennent des risques, travaillent sur le terrain, participent au soutien des unités de combat et assument des responsabilités là où la discipline et le professionnalisme sont vitaux pour la vie des gens.
C’est pourquoi l’histoire du sud du Liban a suscité une réaction si vive. Au cœur de la question, il ne s’agit pas du protocole de la visite ni d’une photo politique, mais du respect envers ceux qui servent l’État. Pour le public israélien, c’est un sujet particulièrement sensible, car l’armée reste l’une des principales institutions sociales du pays, et l’attitude envers les soldats et les soldates est toujours perçue comme une question de responsabilité nationale.
Dans ce contexte, НАновости — Nouvelles d’Israël | Nikk.Agency attire l’attention non seulement sur l’incident lui-même, mais aussi sur sa symbolique : lorsque des militaires féminines sont d’abord utilisées pour préparer le site, puis sont priées de disparaître de la vue, ce n’est plus un détail technique, mais un signal social.
Réaction de Yair Golan et contexte général
Le leader du bloc « Démocrates » Yair Golan a rapidement réagi au reportage de KAN. Il a déclaré que chaque mère juive doit savoir : le Premier ministre, selon lui, est prêt à « cacher » sa fille militaire pour une photo avec des soldats haredim.
Golan a qualifié cela de mépris envers ceux qui servent et risquent leur vie quotidiennement. Il a souligné que les femmes combattantes sont une partie intégrante de la sécurité de l’État d’Israël, et qu’il faut en être fier, et non les cacher avant une visite politique.
L’incident au sud du Liban s’est produit dans le contexte d’une discussion plus large. Quelques jours seulement avant cela, 257 femmes réservistes ont signé une lettre au chef d’état-major, au ministre de la Défense et au directeur général du ministère de la Défense. Dans la lettre, elles ont appelé à mettre fin à la vague antiféministe contre les femmes militaires et les femmes dans l’armée.
Ce qui doit être principal ici
On peut débattre de la politique, de la sensibilité religieuse, de la composition d’une rencontre spécifique et de la manière dont les visites des hauts responsables sont préparées dans une zone de combat. Mais il y a une limite au-delà de laquelle les explications commencent à sembler pires que la décision elle-même.
Si une soldate sert au sud du Liban, exécute un ordre, prépare le site pour une visite et se trouve dans le même danger que les autres militaires, elle ne peut pas être transformée en « présence gênante ». L’État qui envoie des femmes en service est obligé de ne pas les cacher, mais de respecter leur contribution ouvertement.
C’est pourquoi cette histoire est devenue si désagréable. Elle ne concerne pas seulement les quatre heures passées à l’étage inférieur. Elle concerne la manière dont Israël perçoit les femmes en uniforme — comme des militaires à part entière ou comme un problème qu’il vaut mieux retirer du cadre avant l’arrivée du Premier ministre.
