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Le discours du ministre des Affaires étrangères d’Israël, Gideon Saar, lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU a suscité une vive réaction de la délégation russe. La mission permanente de la Russie auprès de l’ONU a exprimé son «regret» quant au fait qu’Israël, selon leur formulation, «cède de plus en plus à la vague antirusse».

Le motif était une remarque publique de Saar à l’adresse du représentant permanent russe, Vasily Nebenzya.

La remarque de Saar et la réponse de Moscou

«C’était amusant d’écouter»

Lors de la réunion du Conseil de sécurité, le ministre des Affaires étrangères d’Israël a commenté le discours du représentant russe, qui avait abordé les sujets du droit international, de l’occupation et de l’annexion des territoires.

«C’était amusant d’entendre le représentant de la Russie parler du droit international, de l’occupation, de l’annexion des territoires et de la résolution pacifique des conflits. J’ai à peine pu m’empêcher de rire à haute voix», a déclaré Saar.

La partie russe, dans un commentaire officiel, a noté que la simple mention de leur discours par le ministre israélien témoignerait soi-disant du fait qu’il l’a «touché au vif».

Dans la déclaration de la délégation russe, il a été formulé que les collègues israéliens «cèdent à la vague antirusse», ce que Moscou considère comme une tendance négative dans le dialogue bilatéral.

Ukraine, «nazisme» et rhétorique du Kremlin

Le thème de Shukhevych et Bandera

Dans leur réponse, les diplomates russes ont de nouveau lié la crise ukrainienne aux thèses sur la «montée du néonazisme» et la glorification de figures historiques telles que Roman Shukhevych et Stepan Bandera. Ces arguments sont régulièrement utilisés par le Kremlin dans la rhétorique internationale après le début de la guerre à grande échelle contre l’Ukraine.

La déclaration affirme que de tels phénomènes sont «dangereux» et seraient prétendument l’une des causes du conflit. Il s’agit de la ligne traditionnelle de Moscou — lier la politique ukrainienne moderne au thème de la Seconde Guerre mondiale.

Israël, en tant qu’État créé après la tragédie de l’Holocauste, réagit régulièrement aux tentatives d’instrumentalisation du thème du nazisme dans les débats politiques.

Moyen-Orient et question palestinienne

Judée, Samarie et «formule à deux États»

La délégation russe a également réitéré sa position sur le statut de la Judée et de la Samarie, qualifiant ces territoires de «palestiniens occupés». Moscou a souligné que ses évaluations des actions d’Israël dans la région — y compris la situation autour du Liban, de la Syrie et de l’Iran — restent inchangées.

La déclaration indique que des garanties de sécurité à long terme pour Israël, selon Moscou, ne sont possibles que «par des moyens politico-diplomatiques» basés sur la formule à deux États.

Cette position diverge de la ligne actuelle du gouvernement israélien, qui conteste activement le récit palestinien de l’existence d’une entité quasi-étatique complète appelée «Palestine», englobant la Judée, la Samarie et Gaza.

Dans ce contexte, НАновости — Новости Израиля | Nikk.Agency note que le conflit de rhétorique au Conseil de sécurité de l’ONU reflète un écart plus large entre les positions de Moscou et de Jérusalem sur des questions internationales clés — de l’Ukraine au statut des territoires palestiniens.

Contexte politique et signaux diplomatiques

La réaction de Moscou montre que les déclarations du ministre israélien ont été perçues comme un défi direct. L’ironie publique à l’égard de la position russe au Conseil de sécurité est devenue un cas rare de confrontation ouverte sur la scène diplomatique.

La situation démontre que la politique étrangère israélienne, dans les conditions de la guerre en Ukraine, devient plus déterminée et publique. Et Moscou, à son tour, réagit fermement à tout signal qu’elle interprète comme un écart par rapport à la «prudence» antérieure de Jérusalem.

Les désaccords sur la scène de l’ONU ne sont pas un épisode, mais le reflet d’un changement structurel des relations dans le contexte de la réorganisation mondiale des alliances et des priorités.

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